
En un an, près de 400 personnes ont été prises en charge par le Centre national pour victimes de violence : ce qui correpond à plus d'une victime de violence par jour. Ce chiffre a été fourni à la presse lundi matin, dans le cadre du premier anniversaire du CNVV. Depuis le 1er mai, le centre destiné aux victimes est désormais ouvert 24 heures sur 24 et une ligne d’assistance (helpline) a été mise en place, accessible elle aussi en continu

Dès le tout premier jour de l’ouverture du Centre national pour victimes de violence, les premières personnes se sont manifestées, raconte la responsable du CNVV, Ashanti Berrend, qui se dit surprise par le nombre élevé de dossiers. Elle ne s’y attendait pas, mais cela montre clairement que le concept fonctionne et qu’il correspond bien à un besoin.
Au départ, le centre n’était ouvert qu’à certaines heures, mais cela a changé depuis le 1er mai. Il est désormais accessible 24 heures sur 24, et la ligne d’assistance 2060 1060 fonctionne également 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. L’objectif est de centraliser l’aide en un seul endroit afin que les victimes n’aient plus à se rendre dans plusieurs services différents, mais que l’aide vienne à elles, a souligné la ministre de l’Égalité et de la Diversité, Yuriko Backes.
Outre une prise en charge psychosociale et médicale, il est également possible de déposer une plainte sur place. Autre nouveauté : la mise en place de consultations juridiques sur site. Les mercredis en début de soirée et les vendredis à l’heure de la pause déjeuner, des avocats spécialisés en droit des victimes pourront se déplacer afin de répondre à des questions concrètes en lien avec des actes de violence, a expliqué la ministre de la Justice, Elisabeth Margue.
La violence revêt par ailleurs de nombreuses formes. Dans un tiers des cas pris en charge par le CNVV au cours de cette première année, il s’agissait de violences psychologiques. Les violences physiques arrivent en deuxième position avec 90 cas, suivies des violences sexuelles avec 27 cas. 60 % des personnes prises en charge par le Centre sont de nationalité luxembourgeoise. Parmi les victimes figurent 45 hommes. Et dans 70 % des cas, il s'agissait de violence intre-familiale.