
Les employés du TICE, le réseau de transport public du Sud du Luxembourg n'ont "aucune raison de s'inquiéter", souligne le ministre de la Mobilité dans un communiqué publié jeudi matin. Et cela après que la délégation du personnel du syndicat TICE ait annoncé sur les réseaux sociaux que la convention entre l'Etat et le TICE ne serait pas prolongée au-delà de 2024 et que des lignes de bus, et par conséquent des emplois, pourraient être supprimés.
Le ministre indique qu'au contraire, l'offre de bus devrait être massivement augmentée dans le Sud du Luxembourg dans les années qui viennent, et même au-delà des frontières. "D'après les analyses du Plan national de mobilité 2035, les CFL, le RGTR, Luxtram et le TICE doivent collectivement assurer 70.000 déplacements supplémentaires par jour ouvrable dans le Sud d'ici 2035" précise le communiqué. Selon François Bausch, cela nécessiterait une "évolution" du réseau de bus avec une nouvelle répartition des tâches entre le TICE et le réseau national RGTR. Et dans cette réorganisation, "le TICE jouera à l'avenir un rôle primordial pour desservir les quartiers à l'intérieur des localités et les relier aux pôles d'échanges importants," explique le ministre.
La convention actuelle, qui prévoit 35,7 millions d'euros par an, selon le budget de l'Etat, a effectivement été résiliée, mais Francois Bausch précise que cela devait de toute manière être fait car elle se référait à des contrats du réseau RGTR qui ne sont désormais plus en vigueur. La convention actuelle continue toutefois de s'appliquer jusqu'à fin 2024.
François Bausch ajoute que les négociations sur une nouvelle convention ont déjà commencé et qu'elles se poursuivront quand le nouveau conseil d'administration du syndicat intercommunal TICE, issu des élections communales de juin, aura été constitué.
Des rumeurs circulaient au sein du personnel du syndicat TICE, le réseau de transport public du Sud du pays, à propos de la résiliation par le ministère de la Mobilité de la convention avec l'Etat, qui pourrait entraîner la suppression de certaines lignes de bus après 2024.
Mercredi, un communiqué de la délégation du personnel du TICE a circulé sur les réseaux sociaux, dans lequel on pouvait lire que le ministère de la Mobilité ne subventionnerait plus certaines lignes du TICE après 2024. Cela aurait de graves conséquences, car les communes affiliées ne pourraient pas supporter l'intégralité des coûts. Par conséquent, une entrevue aurait été demandée au ministère, écrivait la délégation, qui se disait préoccupée par l'avenir des emplois et même du TICE dans son ensemble.
Au niveau politique, tout cela a suscité de la colère tant chez les représentants des partis de la majorité que de l'opposition. Le député LSAP Dan Kersch a ainsi écrit sur Facebook, qu'il faudrait s'attendre à une résistance féroce, si le robinet devait effectivement être fermé. Sa présidente de parti, Francine Closener, l'a soutenu.
Le député-maire de Bascharage, Michel Wolter, a publié une vidéo dans laquelle il exprime son soutien à la délégation du personnel, en indiquant ne pas être prêt à tout laisser tomber.