
L'accord entre les députés et avec le gouvernement est globalement acquis, la santé mentale ne peut plus être sous-estimée et des investissements doivent absolument être réalisés à l'avenir.
Concrètement, certains aspects du suicide ont été épinglés, des points qui font encore grincer des dents au Luxembourg comme le manque de psychiatres et le besoin d'en former chez nous.
Pour Gilles Baum, député DP, il s'agit du "parent pauvre de la médecine qui connaît de nombreux problèmes au niveau du recrutement, ce qui a été souligné à maintes reprises par de nombreux psychiatres, tout particulièrement depuis plusieurs mois. Le Luxembourg pourrait avoir 80 pourcents de psychiatres en moins ces 15 prochaines années, une situation dramatique. De nos jours, seulement 25 psychiatres assurent les gardes dans les hôpitaux".
La prise en charge des consultations chez le psychiatre reste également problématique au Luxembourg, comme le souligne la député Françoise Hetto-Gaasch (CSV) mais la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) souhaite intervenir davantage à ce sujet:
"Une personne touchée par une grave dépression nécessite en moyenne 12 à 20 séances chez un thérapeute, ce qui représente environ 2.000 euros. La psychothérapie n'est toujours pas remboursée alors que la loi est entrée en vigueur il y a plus de cinq ans, je me demande donc comment une personne à faible revenu fait pour financer son traitement? Elle doit prendre un prêt? Il est temps d'intervenir auprès de la CNS et de leur dire que cette situation a assez duré et que le remboursement des psychothérapeutes doit enfin devenir réalité".
Les autorités sanitaires ont également déploré qu'une attente de trois mois était trop longue pour un rendez-vous et que ce manque devait absolument être comblé. En outre, la prévention chez les jeunes doit également être plus soutenue, selon plusieurs députés et le ministre de l’Éducation Claude Meisch qui a confirmé que des actions concrètes étaient prévues. Des campagnes sur les réseaux sociaux, des équipes d'interventions de crise ou encore l'augmentation des effectifs présents dans toutes les écoles sont au programme.