
Après le gouvernement, c'est au tour de la Chambre des députés de prendre l'initiative en matière de nucléaire et de vouloir faire pression sur la France, où des discussions sont en cours sur la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.
C'est le bon moment pour faire pression sur les Français, selon le député LSAP, Mars di Batolomeo. L'Assemblée nationale est en train d'examiner le projet de loi énergie-climat sur la transition énergétique de la France, qui devrait être soumis au vote des députés français avant la pause estivale. Les députés luxembourgeois ont en plus obtenu pour la première fois le soutien de leurs homologues du Bundestag: „Jusqu'à présent, le Luxembourg avait toujours agi en collaboration avec des représentants des „Länder“. Le Luxembourg en tant que pays et nos voisins: la Sarre, la Rhénanie-Palatinat en tant que „Länder“. Nous pouvons à présent espérer et nous allons prendre une initiative en ce sens: avec nos collègues à l'échelon fédéral, nous allons entreprendre une démarche vis-à-vis du gouvernement français.“
Un gouvernement français qui fait preuve d'un entêtement manifeste quand il s'agit d'énergie nucléaire C'est ce que pense aussi le député DP Max Hahn: „C'est compliqué. Les Français ont foi en leur énergie nucléaire. Ils ont foi en la sécurité de leurs centrales nucléaires. Tout comme les Allemands croient toujours à leurs centrales au charbon. En tant que Luxembourgeois, nous devons maintenant montrer: ici, ça fonctionne autrement. Et nous devons encore approfondir massivement nos efforts; c'est la volonté du gouvernement et de la Chambre afin de montrer que ça fonctionne aussi avec davantage d'énergies renouvelables.“
Il faut tout faire pour rendre les conditions des centrales, dont celle de Cattenom, aussi sûres mais également aussi chères que possible. En plus des démarches politiques, il faut faire pression techniquement sur la France. L'énergie nucléaire n'est pas financièrement rentable dans la durée: „Par le fait qu'il faut toujours prendre de nouvelles mesures de sécurité, cela devient plus onéreux de continuer de les exploiter que de les fermer.“