SantéLes délais d'attente vont être réduits en matière d'imagerie médicale

RTL Infos
Il faut réduire les délais d'attente pour les examens par IRM, les scanners et les mammographies.

Un certain nombre de solutions ont été présentées jeudi aux députés membres de la Commission de la Santé: de nouveaux appareils, des horaires aménagés et une gestion centralisée des rendez-vous.

La problématique des longs délais d'attente avait déjà généré une pétition, qui avait rapidement récolté les signatures nécessaires à un débat public.

Ce dernier a eu lieu début mars à la Chambre des députés et mardi, des réponses sur la manière de réduire ces délais ont été présentées en commission.

''Elles devraient contribuer à réduire très significativement les temps d'attente'', selon le président de la Commission de la Santé, Mars Di Bartolomeo.

Plus d'IRM à de nouveaux horaires

En fonction de l'urgence et de l'hôpital, le délai pour obtenir un rendez-vous pour un examen par IRM peut aller jusqu'à 60 jours. Il faut que cela change. Plus de 80.000 IRM par an sont réalisés au Luxembourg. D'ici la fin de l'année, deux appareils supplémentaires seront mis en service au Potaschberg et à Wiltz. Leur nombre passera ainsi de sept en 2014 à 13 à la fin de cette année. Il a également été confirmé mardi qu'un projet pilote est en cours, qui prévoit que les services d'IRM seront ouverts plus longtemps à l'avenir. Il sera dès lors possible d'obtenir des rendez-vous plus tard le soir en semaine ainsi que le week-end. Cela pourrait créer de la place pour des milliers de patients.

Un bon début, mais pas assez rapide pour les Piraten. Les rendez-vous devraient être gérés de manière centralisée pour une bonne raison. Il manquerait en effet actuellement une vue d'ensemble: qui prend un rendez-vous où et au final, le patient le respecte-t-il bien, explique Sven Clement. "Cela concerne les IRM, les scanners, cela concerne aussi les mammographies, par exemple, où il est très courant que les gens aient deux ou trois rendez-vous avant d'en concrétiser un.''

Les Gréng exigent un suivi précis. Selon Marc Hansen, les appareils devraient être installés, là où ils sont vraiment nécessaires. "Combien d'IRM? Combien de mammographies? En fonction de la population? En fonction aussi du fait que les frontaliers viennent peut-être ici? Et surtout aussi, où en avons-nous besoin? Il n'est pas bon de donner un chiffre pour l'ensemble du pays et peu importe où ils sont installés. Je pense que là, il faut regarder géographiquement où il est sensé de les installer.''

Le suivi devrait être pris en charge par l'Observatoire de la Santé.

De nouveaux appareils pour pratiquer des mammographies

''Aujourd'hui ou demain, l'attribution de marché sera faite pour les appareils de nouvelle génération et à l'avenir il n'y en aura pas que sept, mais il y en aura huit'', selon le président de la Commission de la Santé, Mars Di Bartolomeo.

En ce qui concerne les mammographies, les délais dans plusieurs hôpitaux auraient déjà pu être réduits de 18 à 12 mois. Désormais, les rendez-vous normaux devraient être encore mieux intégrés au programme.

Les députées de déi Lénk déplorent toujours un manque de transparence en ce qui concerne les conventions qui doivent être conclues entre les hôpitaux et leurs antennes.

''Elles pourraient contenir un certain nombre d'informations qui sont peut-être importantes pour le fonctionnement de ces antennes. Que peut-il s'y passer précisément et comment? Mais on ne peut pas encore les voir. Cela signifie qu'il reste là pour nous un certain nombre de questions à éclaircir. Pour le reste, nous pensons que cela va éventuellement dans la bonne direction,'' selon Nathalie Oberweis.

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