Gloden rencontre Retailleau"Les contrôles aux frontières françaises ne visent pas le Luxembourg"

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Léon Gloden, ministre des Affaires intérieures, a été reçu par le ministre de l’Intérieur de la République française, Bruno Retailleau, place Beauvau, le 20 février 2025.
© AFP

Au cours de cette entrevue, les deux ministres ont évoqué la problématique de la criminalité transfrontalière et notamment le trafic de drogue. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération et les échanges d’information dans ce domaine.

Ils ont affirmé leur volonté de négocier un nouvel accord bilatéral de coopération policière dans le but de moderniser l’accord existant, qui date de 2001, et d’adapter le cadre légal aux besoins opérationnels et à la réalité du terrain.

Lors de cet échange, Léon Gloden a de plus eu l’occasion de rappeler que le gouvernement luxembourgeois désapprouve les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen tels que mis en œuvre par l’Allemagne et soutient un renforcement des contrôles aux frontières extérieures. De nombreux frontaliers de la Grande Région, dont plus de 120.000 traversent chaque jour la frontière française, viennent quotidiennement travailler au Grand-Duché.

Lors d’une interview accordée à RTL, le ministre des Affaires intérieures a déclaré que “la France n’avait pas l’intention de contrôler spécifiquement les frontières luxembourgeoises. Depuis les attaques terroristes, les contrôles ont été prolongés au moins à 15 reprises et la réglementation a encore changé depuis lors. Mais Bruno Retailleau a encore confirmé que le Luxembourg n’était pas visé et que des contrôles fixes, comme ceux organisés du côté allemand, n’étaient pas prévus. Ce sont surtout certaines routes nationales qui seront surveillées de manière sporadique”, a expliqué Léon Gloden.

“Nous devons éviter que des frontières ne se créent à nouveau dans l’esprit des gens !”

Ils ont de plus convenu de travailler sur la mise en œuvre de la procédure introduite par l’article 23 bis du Code frontières Schengen, qui prévoit un transfert simplifié entre États membres des personnes appréhendées dans le cadre de la coopération policière intra-Schengen.

Le ministre a par ailleurs informé son homologue de son intention de soumettre prochainement au Conseil de gouvernement un projet de loi relatif au système de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation.

Les deux ministres ont également souligné l’importance d’un système de retour efficace, en insistant notamment sur la réforme du cadre législatif des retours.

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