Accueil de réfugiésLes communes ne disposent pas toutes des mêmes moyens

RTL Infos
L'appel du ministre de l'Immigration aux communes afin de faire preuve de solidarité était à l'ordre du jour de la réunion du syndicat communal Syvicol ce lundi.

Le ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration Jean Asselborn avait déclaré vendredi dernier que les capacités d'accueil pour les réfugiés atteignaient leurs limites au Luxembourg. Seules 33 des 100 communes disposent de telles structures, mais la plupart des personnes qui y vivent, des bénéficiaires de protection internationale, ne peuvent pas en sortir car elles ne trouvent pas de logement.

Les moyens sont très différents d'une commune à l'autre, a-t-on entendu lors de la réunion du Syvicol: "les communes aussi sont à bous, nous n'avons plus aucun logement vide et nous cherchons des habitations pour les personnes qui se sont présentées à l'office social", a déclaré Paul Engel, bourgmestre de Grosbous-Wahl, "les bénéficiaires de protection internationale sont en concurrence directe avec les citoyens qui cherchent un logement", précise Serge Hoffmann, bourgmestre de Habscht.

Un appel similaire avait déjà été lancé en 2015-2016, comme se rappelle Dan Biancalana, vice-président du syndicat et bourgmestre de Dudelange. À l'époque, les communes obtenaient une contrepartie si elles accueillaient des personnes sur leur territoire, "il faut penser que cela implique une offre éducative accrue et qu'il faut prévoir ce budget. De nos jours, des incitations financières sont également nécessaires", selon Dan Biancalana qui pense que l'État et les communes devraient trouver des solutions ensemble. Chaque commune est différente, indépendamment de sa taille.

Pour Serge Hoffmann, le classement des terrains devrait se faire de manière plus flexible: "et nous retombons à nouveau dans les procédures", soupire le bourgmestre de Habscht. Des solutions existent, comme à Mersch où 33 personnes vivent dans des conteneurs spécialement équipés, "mais il faut avoir la place pour les installer", remarque Michel Malherbe, bourgmestre de Mersch. "Il faudrait faciliter la modification du PAG", souligne Dan Biancalana.

Emile Eicher, président du Syvicol, explique également que le syndicat a proposé au ministre des Affaires étrangères d'adapter les procédures pour les constructions modulaires, encore beaucoup trop lentes. "Le ministère de l'Intérieur l'avait bien fait pour les tiny houses", conclut Emile Eicher.

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