
Au total, plus de 1.100 agressions ont été enregistrées en 2025 sur l’ensemble des réseaux (CFL, AVL, TICE, Luxtram, RGTR), contre 1.015 en 2024. Ces chiffres proviennent d’une base de données centralisée, alimentée par les agents des différents opérateurs et gérée par les CFL. Ils ont été fournis aux députés Laurent Mosar et Maurice Bauer (CSV), à l’origine de la question parlementaire.
Le rail reste de loin le secteur le plus touché : 655 incidents ont été recensés dans les trains l’an dernier. Les violences verbales dominent, avec 286 insultes relevées par les CFL. Les bus de la ville de Luxembourg suivent, avec 193 cas, visant principalement les conducteurs.
Les CFL rapportent également 46 menaces, dont 11 impliquant un objet. Les agressions physiques surviennent majoritairement dans les trains, où 93 cas ont été comptabilisés. Une soixantaine d’incidents ont entraîné des blessures en 2025, alors que les autres modes de transport n’en totalisent que 18. Le harcèlement sexuel est lui aussi concentré sur le rail : 54 signalements dans les trains, contre quatre dans les autres réseaux.
Face à cette hausse, les ministres assurent que les opérateurs renforcent leurs dispositifs de sécurité. Les CFL ont notamment mis en place un plan d’action dédié à la sûreté, axé sur la prévention et une présence accrue sur le terrain. Ce cadre, précisent-ils, peut être appliqué aussi bien au ferroviaire qu’au routier.