
C'est une note sous la moyenne a déclaré vendredi matin Charel Schmit, médiateur pour enfants et la jeunes, à propos du nouveau rapport du Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l’Europe, dans lequel le Luxembourg est vivement critiqué pour son infrastructure pénitentiaire. En premier lieu parce que, dans des cas exceptionnels, des jeunes sont toujours encore placés à la prison pour adultes de Schrassig.
-> Les enfants sont détenus dans "des conditions déplorables"
Selon le représentant de l'Office de l'Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher (OKAJU), le Conseil de l'Europe est très déçu de la situation au Luxembourg. D'autant plus que le constat est amer: il ne s'est pas passé grand-chose depuis la première visite du même comité... en 1993. Soit trente ans.
Le médiateur pour les enfants et les jeunes espère que la réforme sur la protection des mineurs et du droit pénal des mineurs sera adoptée rapidement au Luxembourg. Elle prévoit notamment la construction d'une nouvelle prison pour mineurs sur le site l’Unité de sécurité (Unisec) du Centre socio-éducatif de l’État à Dreiborn.
Cela devrait être une priorité pour le prochain gouvernement, selon Charel Schmit. Ni lui-même, ni l'ombudsfra, Claudia Monti, n'ont pu voir de plans pour le moment.
Cela prendra des années jusqu'à la concrétisation du projet. Raison pour laquelle Charel Schmit réclame des structures provisoires. Rappelant au passage que durant la pandémie, le gouvernement est bien parvenu à mettre en place des solutions transitoires efficaces dans le secteur de la santé.
Selon lui, le rapport a également raison de considérer que les soins psychiatriques dispensés dans les établissements pour mineurs criminels ne sont pas suffisants. De nombreux jeunes détenus ont besoin d'une aide psychiatrique. Surtout le week-end, ils n'en reçoivent pas.