
Le président du Syndicat national des enseignants (SNE), Patrick Remakel, a souligné que la situation dans les écoles ne peut pas continuer ainsi. Les enseignants en ont assez, ils sont fatigués et parfois même épuisés.
Les élèves au comportement problématique et la violence à l’école ne sont aujourd’hui plus une exception. La police doit régulièrement intervenir dans les établissements scolaires. Selon le SNE, il n’y a pas assez de personnel spécialisé pour soutenir les enseignants dans les classes difficiles, ou bien il est mal affecté. Certains enfants devraient également bénéficier temporairement d’un suivi thérapeutique en dehors des écoles, estime Patrick Remakel.
A cette situation déjà complexe s’ajoute maintenant le projet Alpha, c’est-à-dire l’alphabétisation en français. Le SNE n’y est pas fondamentalement opposé, mais la réforme ne peut “pas” passer “ainsi”. Il n’existe pas encore suffisamment de preuves concernant son impact sur le niveau linguistique des élèves au lycée. L’organisation scolaire sera encore plus compliquée. Le manque d’enseignants et de salles de classe est trop aigu pour mettre la réforme en pratique, avertit le président du SNE. Le syndicat national des enseignants espère encore des modifications, tout en sachant que le projet de loi a été adopté à une large majorité à la Chambre.
