
Le CHL informe par conséquent certains patients qu'il ne peut accepter que les cas compliqués ou urgents et il leur conseille de demander un rendez-vous à un autre service de gastro-entérologie.
L'hôpital essaye de prendre le plus de patients possible et de continuer à suivre ses patients actuels, explique Nadine Kohner du Service communication du CHL. Depuis l'année dernière, un autre médecin a rejoint le service, mais malgré cela, à sept, ils sont débordés.
Les patients qui se voient refuser un rendez-vous, sont des patients considérés comme n'étant pas à risque: "Les patients, qui sont 'refusés', sont ceux sans antécédent et qui ne présentent pas de facteurs de risque."
Cela correspond à sept à dix demandes par semaine, moins de 5% de l'ensemble des demandes doivent être rejetées. Un critère de refus est la demande par les patients d'une endoscopie, c'est-à-dire un examen de l'estomac ou des intestins sous anesthésie. "Cela implique en effet un suivi plus compliqué."
Ces patients doivent également consulter un anesthésiste et par conséquent, il y a moins de rendez-vous qui peuvent être pris. Grâce au recrutement d'un médecin supplémentaire et à une utilisation optimisée des salles, le CHL a pu effectuer cette année 800 endoscopies de plus que l'an dernier, où 7.147 examens de ce type avaient été réalisés. Mais la demande a énormément augmenté depuis l’année dernière, selon Nadine Kohner: "Nous avons une augmentation de 30% des demandes pour une consultation ou un examen."
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. "Il y a une augmentation de la population, il y a un vieillissement de la population. Il y a aussi une population qui accorde, à juste titre, plus d'importance à la prévention. Ensuite nous remarquons aussi que beaucoup plus de frontaliers demandent un rendez-vous au Luxembourg. Nous le remarquons également dans d'autres services. Et là, il faut s'interroger: 'Comment cela se passe dans les autres hôpitaux? Subissent-ils le même phénomène? Est-ce la raison pour laquelle les patients sont plus nombreux à nous appeler?'"
C'est pourquoi le CHL plaide pour une analyse de la situation au niveau national et pour la mise en place d'un service national chargé de la répartition des rendez-vous. A court terme, soit fin 2023 ou début 2024, le CHL prévoit de pratiquer à nouveau des examens à la clinique d'Eich, afin de pouvoir proposer plus de rendez-vous. Les appareils sont déjà commandés et le recrutement de médecins supplémentaires pourrait être envisagé.