Construction en criseLe secteur veut des allègements pour les particuliers

RTL Infos
Le secteur de la construction est en crise au Luxembourg, et le sera de manière officielle à partir de jeudi. L'administrateur du Groupement des entrepreneurs de la FEDIL réclame des mesures fiscales pour relancer le secteur.
© Marc Hoscheid

Le gouvernement a décidé de permettre aux entreprises du terrassement, de la démolition et du bâtiment de placer jusqu'à 20% de leurs salariés au chômage partiel entre le 1er février et le 31 juillet. Le secteur souhaite plutôt des mesures afin de relancer l'activité.

Environ 12.000 personnes travaillent dans les branches concernées, ce qui équivaudrait donc théoriquement à 2.400 personnes au chômage partiel.

Pour Max Didier, administrateur délégué de la société de construction CDCL et administrateur du Groupement des entrepreneurs de la Fedil, des mesures fiscales devraient être proposées afin d'alléger les particuliers.

"Les intérêts se sont envolés, alors qu'au Luxembourg l'amortissement accéléré a pratiquement disparu, même si on aurait dû faire le contraire pour maintenir l'activité. Il est donc important de proposer des mesures sur la TVA, réintroduire l'amortissement accéléré ou encore annuler l'enregistrement sur la quote-part construite, afin de ne pas doublement pénaliser les personnes qui souhaitent encore se lancer dans la construction d'un bien".

Max Didier demande qu'on ne généralise pas une théorie que l'on entend de plus en plus souvent ces derniers temps comme quoi les entreprises de construction se sont rempli les poches pendant des nombreuses années et se font désormais soutenir financièrement par l'État: "la situation est très différente pour chaque entreprise. Il ne faut pas oublier que l'État gagne pas mal d'argent sur chaque projet de construction. La recette de la TVA, la recette des impôts sur le bénéfice, les charges sociales qui rentrent. Je pense que la plupart des entrepreneurs réinvestissent dans du matériel, achètent de nouvelles machines, des nouveaux camions. Cela représente beaucoup d'argent, les responsables ne sont donc pas automatiquement en train de s'enrichir à outrance".

Même si des salariés seront mis au chômage partiel ces prochains mois, les entreprises seront toujours à la recherche de nouvelles recrues, de préférence qualifiées. Miguel Santos, responsable de la main d’œuvre, qui travaille depuis 26 ans chez CDCL, nous confirme cette réalité: "bien sûr il y aura toujours un besoin. On a vraiment de bonnes conditions dans le pays pour travailler dans la construction. On a toujours besoin. En ce moment, on est en pleine crise, mais elle est passagère."

Les aides publiques seront-elles encore nécessaires après la fin du congé collectif du secteur de la construction ? Rien n'est encore confirmé, mais Max Didier préfère plutôt rester optimiste en ce qui concerne le futur.

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