
Les partenaires de l'événementiel sont particulièrement touchés. Les magasins ont pu rouvrir, les rues commerçantes sont à nouveau plus vivantes et le masque appartient désormais au quotidien.
Petite visite dans la plus vieille boucherie du pays, qui n'a pas dû fermer pendant le confinement, au même titre que les boulangeries.
"Mais même si ces boutiques sont restées ouvertes pendant le confinement, cela ne veut pas dire que les recettes ont été les mêmes que d'habitude", précise Anne Kaiffer, porte-parole de la confédération des artisans de l'alimentation (Liewensmëttelhandwierk).
Les boulangers enregistrent des pertes de 50 à 70%, en cause: la disparition de la consommation qui entoure les activités de base comme le café, le sandwich ou les menus proposés à midi.
La fréquentation dans les rues de la capitale a également baissé en raison du télétravail. D'autres travailleurs n'ont pas forcément envie de sortir du bureau et d'aller chercher à manger.
Les traiteurs sont particulièrement touchés par la crise, les grands événements interdits jusqu'à nouvel ordre sont leur fond de commerce en temps normal.
Anne Kaiffer explique: "Il y a les commerces qui livrent et dont les véhicules sont à l'arrêt et qui n'ont plus besoin des chauffeurs ou des livreurs... la situation est très dure pour certains". Il faudra en aider quelques-uns plus que les autres, car leurs activités risquent d'être impactées encore plus longtemps.
Le secteur de l'Horesca attend d'ailleurs la réouverture avec impatience, Anne Kaiffer est d'avis que les salons de consommation dans les pâtisseries devraient également rouvrir. Selon elle, tous les acteurs sont prêts et ont pris les mesures nécessaires.
Le secteur est déjà habitué aux mesures d'hygiène très strictes. Le personnel est rodé, les clients font preuve de patience et de discipline. Tout le monde va devoir s'adapter mais pas seulement d'un point de vue négatif: "Les consommateurs sont également prêts à acheter et à consommer local, ce qui fait plaisir à voir", conclut Anne Kaiffer.