
L'affaire s'est déroulée au Luxembourg et opposait un employeur à son salarié, un consultant. Au moment de la pandémie liée au Covid-19 en 2021, le patron avait unilatéralement décidé de retirer les chèques repas de ses salariés durant leur télétravail. L'un d'eux a tenté de se faire entendre à l'amiable, mais rien n'y a fait.
L’employeur estimait en effet que le salarié n’avait droit à ses chèques repas que pour ses périodes de présence effective au bureau. Mais... il s'est trompé.
Le salarié s'est en effet tourné vers son syndicat, l'ALEBA, et l'affaire a été portée devant le tribunal du travail de Luxembourg qui a tranché fin février. Le tribunal n’a pas suivi l'argumentation du patron, mais et a suivi celle de l'avocat de l'ALEBA arguant qu'il "s’agissait d’un élément de rémunération dont le salarié ne peut pas être privé en période de télétravail".
Le tribunal du travail a condamné l’employeur à payer au salarié 2.160 €. Somme qui correspond aux chèques repas dont le salarié a été privé, à titre d’arriérés de salaire avec les intérêts légaux.
L’ALEBA dit se "réjouir de ce jugement bénéfique pour les salariés de tous les secteurs de tout le pays".
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