
Le 4 septembre, Paulette Lenert a prononcé une amende administrative de 1.250 euros contre le gérant d'un café à Luxembourg-Ville, parce que des clients ne portaient pas de masque ou n'étaient pas assis à table pour consommer.
Le tribunal administratif a considéré le recours du gérant injustifié. Il devra prendre en charge les frais de justice.
En juillet, des policiers du commissariat de Luxembourg-gare avaient vu dans le café en question deux clients debout au comptoir, pour boire un verre. Deux semaines plus tard, lors d'un autre contrôle mené dans cet établissement, la police avait constaté qu'au moins cinq personnes étaient debout sur la terrasse et à l'intérieur. Plusieurs clients avaient dit à ceux-ci de s'asseoir, parc que des policiers circulaient à proximité. La patronne du café avait alors dit que la police n'avait pas de photos qui le prouvaient. Elle n'avait pas signé non plus le procès-verbal, parce qu'elle n'était pas d'accord avec le constat des agents. En août, la ministre de la Santé avait pris un arrêté, dans lequel il figurait que la femme devait payer une amende administrative de 1.250 euros. Quelques jours plus tard, la dame avait introduit un recours gracieux. Paulette Lenert avait malgré tout confirmé la sanction début septembre, avec l'ajout que le gérant devait payer. Il y a neuf jours, l'époux de la dame avait intenté une action devant le tribunal administratif.
Les juges de ce tribunal retiennent dans leur jugement que l'arrêté ministériel du 4 septembre se base sur un procès-verbal, qui existe, au contraire de ce que dit le gérant. Le premier PV avait été signé par la femme, le deuxième pas en revanche, un deuxième procès-verbal, sur lequel cet arrêté s'appuie. Une signature n'est toutefois pas nécessaire pour donner une valeur légale au PV. Le jour suivant, une copie avait aussi été transmise à une serveuse, de sorte qu'il était „malvenu“ que le gérant conteste avoir reçu ce procès-verbal. De même, l'argument qu'il y aurait eu une confusion dans le premier arrêté, était réfuté par le fait qu'il avait été annulé et remplacé par le deuxième arrêté, qui condamnait le gérant à une amende. Le recours a donc été rejeté comme non-fondé.
Les plaignants s'en sont en revanche mieux sortis dans deux autres affaires en rapport avec les mesures anti-Covid.
Ainsi pour le gérant d'un autre café de la capitale, dans lequel des clients avaient été surpris à deux reprises sans masque et en train de consommer debout. L'amende administrative dont il avait écopé, est passée de 8.000 à 6.000 euros, notamment parce que la première fois, il y avait seulement deux clients au comptoir.
Enfin, un homme à qui le Directeur de la Santé avait ordonné il y a deux semaines un isolement à domicile de 14 jours, a vu cet isolement réduit à 10 jours, suite à l'entrée en vigueur il y a une semaine de la nouvelle loi Covid - qui fixe la durée de l'isolement à 10 jours.