
En 2000, le Luxembourg comptait 2.728 exploitations agricoles sur son territoire. Depuis, c'est la dégringolade. Et pour cause, en 2019 le Grand-Duché ne comptait plus que 1.872 exploitations agricoles. Une baisse significative puisqu'il s'agit presque d'un millier d'exploitations en moins.
Et pourtant, la superficie moyenne des exploitations agricoles n'a fait qu'augmenter ces 19 dernières années. En effet, en 2000 la moyenne était de 53,2 hectares contre 77 hectares en 2019. Des données qui semblent suggérer que les exploitations qui ont disparu ont été rachetées ou englobées. Surtout si l'on considère que les surface agricoles utilisées ont augmenté depuis l'an 2000.
Des terres qui sont surtout utilisées pour l'élevage du bétail et de la volaille qui sont devenues les activités principales des agriculteurs du pays ces vingt dernières années. Effectivement, en 2019, les pâturages représentaient 43,1% des surfaces agricoles du Luxembourg. À titre de comparaison: la culture de plantes fourragères (21,6%) et des céréales (20,8%) réunies n'occupaient pas autant d'espace la même année.
Et malgré la surface que représentent les pâturages au Luxembourg, le dernier rapport du Statec indique que le cheptel bovin est en baisse depuis l'an 2000. Une baisse qui, loin d'être significative, dit tout de même des choses sur la consommation de viandes au Luxembourg.
En effet, si le cheptel bovin et ovin sont en baisse depuis plusieurs années, le nombre de poules et poulets a connu une hausse impressionnante ces 19 dernières années. On est passé de 71.785 poules et poulets en 2000 à 132.138 en 2019. C'est presque deux fois plus de volaille qu'au début du siècle.
Une transformation parmi d'autres puisque si l'on analyse l'évolution de la main d'oeuvre agricole, on constate que la main d'oeuvre familiale est en baisse depuis l'an 2000 alors que la part de salariés augmente dans ce secteur. De quoi suggérer que les entreprises familiales ont perdu du terrain face aux exploitations plus "modernes".