Durée de travail prolongéeLe ministre Kersch dément les propos des syndicats

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A travers cette décision, les syndicats reprochent au gouvernement d'avoir ouvert la porte aux abus dans de nombreux secteurs.
© SIP/JULIEN WARNAND

Le reproche des syndicats est clair: il est inacceptable que le gouvernement prolonge unilatéralement la possibilité de travailler plus longtemps, jusqu'à 12 heures par jour ou 60 heures par semaine dans le cadre de la prolongation du temps de travail pendant l'état de crise.

Selon les syndicats, le gouvernement permettrait ainsi à de nombreux secteurs de profiter de cette mesure afin de rattraper les retards accumulés ces dernières semaines.

"Ce n'est pas vrai" a répondu le ministre du Travail Dan Kersch dans une interview accordée à RTL, il précise que les dispositions prises au début sont toujours d'actualité.

Seuls les entreprises "essentielles au bon fonctionnement de la société" obtiendront le feu vert du ministre afin de prolonger les horaires de travail.
Il s'agit pour le moment de 24 entreprises dans le secteur des soins, des deux hôpitaux HRS et CHEM. La compagnie aérienne Cargolux est également concernée pour le transport et le centre de cargo, ainsi que le Sidor et deux compagnies de sécurité. Toutes les autres demandes ont été refusées car elles ne sont pas essentielles au bon fonctionnement de la société et cela ne devrait pas changer, selon le ministre.

Cette ligne restrictive sera maintenue aussi longtemps que l'état de crise. "C'est également ce qui avait été décidé et annoncé dès le départ", souligne le ministre qui tente de calmer les syndicats même si ces sujets seront très probablement débattus au Château de Senningen ce jeudi, lors de l'entrevue entre gouvernement et représentants syndicaux.

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