Programmes internationaux, santé mentaleLe ministère de l'Education réagit aux récentes critiques

RTL Infos
Des programmes internationaux resteront nécessaires, répond le Premier Conseiller au ministère de l'Education, interrogé par RTL, en réaction aux déclarations du Président de la Représentation nationale des parents d'élèves.

L'offre des Ecoles européennes aurait permis de mettre en lumière l'intérêt effectif de beaucoup de parents et d'élèves et le fait que cela peut être une réelle chance pour les enfants qui ne parlent pas le luxembourgeois comme première langue à la maison. C'est pourquoi Lex Folscheid, Premier Conseiller au ministère de l'Education, considère ces Ecoles européennes comme une étape intermédiaire nécessaire, afin de pouvoir maintenant poursuivreavec un cours de langue alternatif dans les établissements scolaires ordinaires.

Alain Massen, président de la Représentation nationale des parents, avait dit mardi sur l'antenne de RTL que les Ecoles européennes et internationales contribueraient à une sorte de "ghettoïsation".

Des programmes internationaux resteront nécessaires, selon Lex Folscheid. Une offre alternative est indispensable pour tenir compte de la diversité linguistique au Luxembourg.

Après la première étape des Ecoles européennes et internationales, la prochaine étape est entamée avec le projet pilote de l'alphabétisation en français. Ce projet a été lancé dans quatre classes au Grand-Duché lors de la dernière rentrée. Lex Folscheid souligne toutefois que c'est un peu difficile au niveau du temps, car nous sommes entre deux législatures. Ils auraient aimé avancer plus vite, mais la pandémie a modifié leurs plans. Lors de la prochaine législature, le gouvernement devrait indiquer à quel rythme une généralisation du projet sera réalisée. "Si nous attendons encore l'évaluation des années, ou si nous poussons plus rapidement à une généralisation du projet."

Le ministère de l'Education et la Représentation nationale des parents d'élèves seraient d'accord sur le fait que que des alternatives doivent être offertes dans les programmes nationaux.

LA SANTE MENTALE EST PRISE AU SERIEUX DANS LES ECOLES

En plus de la question des langues, le bien-être des élèves joue également un rôle important. Lex Folscheid ne nie pas qu'un besoin existe. Dans un récent reportage, la CNEL (Conférence nationale des élèves du Luxembourg) avait demandé des formations pour les professeurs. Une telle formation aurait déjà été lancée il y a deux ans. Il s'agit que le personnel scolaire soit attentif lorsque les élèves montrent des signes qu'ils ne vont pas bien psychologiquement. Les professeurs pourraient alors diriger ces jeunes vers les instances scolaires prévues à cet effet, afin qu'ils soient aidés. Il s'agirait dans la majorité des cas des SePAS. Le psychologue de l'établissement pourrait ensuite éventuellement renvoyer les jeunes concernés vers un psychothérapeute.

Souvent, cependant, les jeunes n'osent pas se rendre dans les services compétents tels que le SePAS. En ce qui concerne ce point, le ministère de l'Education serait prêt à approfondir la question. Lex Folscheid pourrait aussi envisager de collaborer avec la CNEL pour déterminer pourquoi ces jeunes n'osent pas s'adresser au SePAS. La raison pourrait être, par exemple, que ce bureau se trouve au même étage que la salle de conférence des professeurs ou à côté du bureau du directeur. Il se trouve que le SePAS a également d'autres missions, notamment d'être le service auquel sont adressés les élèves malades, qui veulent rentrer chez eux.

Cela ne créerait pas de base de confiance, selon Lex Folscheid. Il serait important que les élèves sachent qu'ils peuvent s'adresser SePAS en toute confidentialité et que ce qu'ils diront ne sera pas répété aux professeurs ou à la direction.

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