
Pendant que ses voisins sont en deuil, le Luxembourg s'active face à la menace terroriste. La Belgique et la France viennent en effet d'être frappées par plusieurs attaques meurtrières.
À Bruxelles, deux supporteurs suédois ont été tués lundi soir par un homme radicalisé qui était en séjour illégal en Belgique. En France, un professeur de français a été poignardé dans un lycée d'Arras le 13 octobre. Ce qui a conduit a rehaussement du plan Vigipirate au niveau "urgence attentat". Les nombreuses alertes à la bombe des derniers jours ont également contribué à maintenir un climat de vigilance.
Suite à ces événements, le groupe de coordination en matière de lutte contre le terrorisme (GCT) s’est réuni sur demande du Premier ministre pour évaluer la menace sur le pays. Mais au vu "des éléments actuellement disponibles, le GCT ne dispose d’aucun élément laissant présager qu’il existe une menace vraisemblable et concrète sur le territoire luxembourgeois", écrit le Haut-Commissariat à la protection nationale dans un communiqué publié tard mardi soir.
De sorte "le niveau de la menace "2" est maintenu. Conformément au plan VIGILNAT, le niveau "2" est déclenché lorsqu’il apparaît que la menace terroriste est réelle mais abstraite", conclut le Haut-Commissariat à la protection nationale. Le GCT a actualisé la liste des sites et événements sensibles et continuera à évaluer la situation.
La conservation du niveau 2 de vigilance signifie également le maintien en l'état des règles de sécurité dans les écoles. Le ministère de l'Éducation rappelle que "les directions des écoles sont vigilantes par rapport à tous les faits ou situations qui mettent ou risquent de mettre en péril la sécurité ou le bien-être de la communauté scolaire, et signalent aux autorités compétentes tout comportement suspect ou inhabituel qui pourrait constituer une menace".
Mardi, la police luxembourgeoise avait confirmé à RTL Infos suivre "de près" l'évolution du risque d'attentat dans les pays voisins. "Même avant les faits d’hier soir (lisez lundi), certaines dispositions ont été prises de manière préventive, comme l'augmentation des contrôles près de points sensibles comme les synagogues", indique la police. Sans évidemment dévoiler la nature du dispositif policier mis en place.