Déforestation et changement climatiqueLe Luxembourg s'oppose à son tour au projet d'accord UE-Mercosur

Gaël Arellano
Le ministère des Affaires étrangères luxembourgeois a fait savoir lundi qu'il "ne pourra pas apporter son soutien" à la signature de l'accord UE-Mercosur.
Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn
Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn
© AFP

Après la France, c'est au tour du Luxembourg de s'opposer à la signature de l'accord UE-Mercosur. En effet, lundi, le ministère des Affaires étrangères a confirmé que le Grand-Duché "ne pourra pas apporter son soutien à la signature de cet accord" dans une réponse parlementaire adressée au député DP Gusty Graas.

Le ministère demande des "engagements complémentaires en matière de lutte contre le changement climatique et contre la déforestation" aux pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Une position déjà adoptée par le gouvernement français après la publication du rapport Ambec. 
A la fin du mois d'août, Angela Merkel avait elle aussi émis "de sérieux doutes" sur l'avenir de l'accord UE-Mercosur sous sa forme actuelle. La chancelière allemande avait notamment dénoncé la menace qui pesait sur la forêt amazonienne au Brésil.

Pour sa part, Emmanuel Macron a menacé de ne pas ratifier l'accord si le gouvernement brésilien ne prenait pas les mesures nécessaires pour protéger la plus grande forêt tropicale du monde. Le Luxembourg emboîte donc le pas aux pays voisins.

Rappelons que l'accord UE-Mercosur a été signé à l'été 2019 mais doit être ratifié par les parlements nationaux pour prendre effet. A ce stade, il a été rejeté par deux parlements ce qui compromet les plans de la Commission qui avait fait part de son intention de présenter la proposition de décision du Conseil avant la fin de l'année. Mais au vu des "prises de positions critiques de plusieurs Etats membres", le ministère luxembourgeois prévient qu'un report "ne peut plus être exclu".

Back to Top
CIM LOGO