
Le Grand-Duché reste un pôle d’attraction du travail transfrontalier, annonce le Statec. Le pays s’est maintenu en 2022, pour la troisième année consécutive, à la 3ème place en Europe en termes de montants de rémunérations transfrontalières versées, derrière la Suisse et l’Allemagne.
En 2022, les rémunérations des salariés frontaliers entrants au Luxembourg s’élevaient à 15,1 milliards d'euros, alors que les rémunérations reçues par les frontaliers sortants s’élèvent à 2 milliards d'euros, entraînant ainsi un déficit de 13,1 milliards de la balance des paiements. Pour l’année 2022, les cotisations sociales reçues sont légèrement inférieures aux prestations sociales payées aux non-résidents.
En 2022, la progression du nombre de frontalier a été de +4.3%. C'est plus que sur la moyenne entre 2005 et 2022, ou le nombre de frontaliers avait connu une croissance de 3,8%.
Les frontaliers français restent les plus nombreux. Ils représentent 53,6% du total. La part des frontaliers résidant en Allemagne a également augmenté depuis 2005 pour atteindre 23,4% en 2022. En revanche, la part des frontaliers belges a diminué depuis 2005 pour s’établir à 23% en 2022.
Les salaires des travailleurs frontaliers entrants varient selon leur pays d’origine. En 2022, les frontaliers français touchaient en moyenne environ 54.600 euros par an. C'est environ 12.500 euros de moins que leurs homologues belges et allemands.

Le nombre de frontaliers entrants au Luxembourg s'établit à 221.251 en 2022. Il dépasse largement celui des frontaliers sortants (13.956). Mais dans les faits, il n'y a que 1.574 personnes qui traversent réellement les frontières pour se travailler selon le Statec. La majorité des frontaliers sortants sont en effet employés par des institutions européennes ou internationales.