Vaccin contre la grippeLe Luxembourg peu sceptique face aux vaccins

Carine Lemmer
Jeudi s'est tenu le premier sommet mondial de la vaccination à Bruxelles, organisé par l'Organisation mondiale de la santé et la Commission Européenne.
Wéi gesäit et mat der Impf-Skepsis zu Lëtzebuerg aus?
Den Donneschdeg war den 1. Welt-Impf-Sommet zu Bréissel, dee vun der Weltgesondheetsorganisatioun an der Europäescher Kommissioun organiséiert gouf.

Il est nécessaire de sensibiliser les esprits, car 20 millions d'enfants n'ont toujours pas accès aux vaccins à cause d'un système de santé défaillant dans leur pays. 1,5 million d'enfants en meurent chaque année.

D'après l'Organisation mondiale de la santé, les vaccins pourraient sauver 2 à 3 millions de vie par an. Malgré ces chiffres, le scepticisme à l'égard des vaccins ne fait que s'étendre dans la plupart des pays, mais pas au Luxembourg, selon le directeur de la santé, Dr. Jean-Clause Schmit.

En 2018, une étude à été réalisée auprès des enfants entre 25 et 30 mois qui étaient censés avoir été vaccinés et il en est ressorti que la plupart avait bien été vaccinés. Au Grand-Duché, près de 75% des enfants sont parfaitement vaccinés et 90% ont reçu les vaccins les plus importants. En Allemagne, ce taux n'est que de 65%.

Dernièrement, la rougeole a frappé dans plusieurs pays et également au Luxembourg, on peut parler d'une épidémie mineure suite à laquelle on a pu recensé 21 cas. En réponse à cet incident, il a été veillé à ce que tous les enfants soient vaccinés.

Les vaccins font polémique dans beaucoup de pays

Depuis quelques années, la méfiance face aux vaccins est devenue un sujet d'actualité même si ce n'est qu'une minorité qui doute de l'efficacité de ces derniers.

D'après le directeur de la santé, il y a deux types d'adversaires concernant les vaccins. D'un côté, il y a les professionnels qui pensent avoir la mission d'informer la population et avec qui il est donc compliqué de discuter. D'un autre côté, il y a les parents qui, naturellement, s'inquiètent pour leurs enfants et c'est avec eux qu'ils faut entreprendre le dialogue.

Il faut néanmoins faire attention aux fausses informations et c'est pour cela que Facebook s'est engagé, lors du sommet, à bloquer les fausses informations à propos des vaccins qui pourraient circuler sur les réseaux.

Dr. Jean-Claude Schmit explique que, comme chaque médicament, les vaccins peuvent engendrer des effets secondaires mais cela reste très rare (1 cas sur 100.00). Il faut toujours comparer avec le nombre de personnes qui auraient pu tomber malade si elles n'avaient pas été vaccinées.

L'heure approche d'ailleurs pour le vaccin de la grippe. L'année dernière, avec plus de 70.000 personnes vaccinées, les stocks n'avaient pas suffit. C'est pour cette raison que cette année, les discussions sont en cours avec l'industrie pharmaceutique pour éviter une autre pénurie.

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