
Inquiet, le monde regarde les terribles souffrances humaines provoquées par l’attaque du Hamas et la réplique israélienne dans la bande de Gaza.
Dans ce contexte, la question se pose aussi de savoir quel impact auront la guerre et de nouvelles escalades sur l’économie mondiale, notamment sur les prix pétroliers.
La guerre du Kippour en 1973 entre l’Égypte, la Syrie et Israël avait déclenché une grave crise pétrolière, qui avait impacté l’économie mondiale pendant des années. Le Luxembourg n’avait pas été épargné.
La terrible offensive du Hamas contre Israël et la réplique israélienne n’ont pas encore eu d’effet significatif sur les prix pétroliers, selon le Groupement Energies Mobilité. Son président, Romain Hoffmann, ne s’attend pas à une crise pétrolière comme celle des années 70. "Aujourd'hui la production mondiale est beaucoup plus diversifiée. A cette époque, beaucoup venait des pays arabes. Alors qu’aujourd’hui nous avons des gros producteurs très différents, que ce soit les Américains, les Russes, qui exportent encore, ou l’Afrique. Tout est plus diversifié maintenant.”
Le ministre de l'Energie, Claude Turmes, voit quant à lui un risque évident que la guerre au Proche-Orient fasse monter les prix du pétrole: "Pourquoi? Car derrière le Hamas, il y a l'Iran. Cela signifie que la Russie a besoin de prix pétroliers élevés pour financer sa guerre, que l’Arabie Saoudite a besoin d’un prix élevé pour mener à bien sa politique et que l’Iran a également intérêt à un prix élevé du pétrole. C'est-à-dire que nous sommes ici dans les conditions idéales pour une grave crise économique."
Depuis la crise pétrolière des années 70, les pays occidentaux disposent d’un stock pour tenir 90 jours. Si les prix s’envolaient, cela n'apporterait pas grand-chose d'injecter une partie de ces stocks sur le marché, dit Claude Turmes. L'effet s'estomperait rapidement:“En Europe, nous n’avons aucune influence sur le prix du pétrole. La seule chose que nous pouvons faire, et c'est aussi ce que nous avons tenté de faire ces dernières années: nous devons veiller à sortir de cette trop grande dépendance au pétrole”.
Le reportage de RTL en langue luxembourgeoise: