Violences domestiquesLe Luxembourg doit faire des efforts pour protéger les plus petits

RTL Infos
Des experts luxembourgeois ont appelé à des réformes urgentes pour mieux soutenir les mineurs exposés à la violence domestique, citant des lacunes systémiques dans la législation actuelle et les services de soutien.
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Samedi, nos collègues de RTL Radio ont organisé une discussion avec Annette Michels de La voix des Survivant(e)s, Andrée Birnbaum, directrice générale de Femmes en Détresse, et Charel Schmit, médiateur pour les droits de l’enfant, sur la violence domestique et le besoin urgent de mieux protéger les enfants et les ados concernés.

Les trois experts ont convenu que le Luxembourg devait améliorer ses systèmes de soutien aux victimes mineures de violence domestique.

Annette Michels s’est montrée particulièrement préoccupée par le fait qu’en dépit des nombreux services de soutien mis en place au Grand-Duché, de nombreux enfants continuent de souffrir profondément.

S’inspirant de sa propre expérience de la violence dans son enfance, elle a décrit une vie “dans une peur constante”.

Andrée Birnbaum a mis l’accent sur une lacune juridique spécifique: lorsqu’un parent violent (comme un père qui abuse de sa mère) est retiré du foyer, il conserve souvent un droit de visite. Selon elle, cela ne protège pas les enfants qui deviennent des “victimes indirectes” des abus.

Le Médiateur Schmit s’est fait l’écho de ces préoccupations, soulignant que “les enfants ne doivent pas passer au second plan”. Annette Michels a également proposé de modifier la législation afin de reconnaître formellement les enfants comme co-victimes à part entière dans de tels cas.

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