Programme électoralLe LSAP veut que "25% du marché locatif soit entre les mains du secteur public"

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Prix du logement, lutte contre les inégalités, changement climatique... C'est sous le slogan "Zesummen" ("Ensemble") que le LSAP a présenté jeudi à Esch-sur-Alzette une partie de son programme électoral.

Les socialistes placent le manque de logements au centre de la campagne. Ils estiment qu'un quart des logements locatifs devraient appartenir au secteur public d’ici 15 ans. Cet objectif devrait stabiliser les prix et garantir l'accès à des logements abordables. Le Pacte Logement 2.0 est une bonne base, selon la ministre de l'Intérieur et co-tête de liste dans le Sud, Taina Bofferding, mais il faut aller encore plus loin.

"Une exigence très claire que nous avons en tant que socialistes est que 25% du marché locatif soit entre les mains du secteur public, cela signifie aussi bien de l'Etat que des communes, et cela dans les années qui viennent. Et pourquoi voulons-nous cela? Mais tout simplement parce que nous aurons ainsi une influence sur les prix, que nous pourrons stabiliser et que nous pourrons aussi garantir que les gens auront accès à des logements abordables."

En politique étrangère, les socialistes continuent de soutenir l’Ukraine et voient des défis en matière de migration et de relations avec l’Afrique, mais aussi en matière de changement climatique, où l’Europe ne doit pas faire de concessions, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, qui est l'autre tête de liste du LSAP dans la circonscription Sud: "Nous devons viser la neutralité carbone pour l’année que nous avons définie, 2050 avec des étapes intermédiaires en 2030, 2035. Si vous regardez maintenant, (...) d'où viennent en fait les dangers contre la politique du changement climatique, c'est très souvent dans le monde entier, et je pourrais vous en faire une chanson, des politiciens de la droite radicale."

L'objectif du programme électoral socialiste est de lutter contre les inégalités qui se sont creusées ces dernières années, selon la ministre de la Santé et tête de liste nationale du LSAP, Paulette Lenert. Mais cela ne relèverait pas de la responsabilité de son parti, au pouvoir depuis 2004.

"Nous avons des crises auxquelles nous devons faire face, nous avons un changement climatique qui est attendu, contre lequel nous devons lutter, tout cela fait que la pression sur la société dans son ensemble devient forte et alors le risque est évidemment que certaines personnes tombent plus bas. Et je suis fermement convaincue que si les socialistes n'avaient pas été au gouvernement, cette situation aurait été encore plus grave qu'elle ne l'est maintenant."

Son parti l'aurait également montré lors de la dernière réunion tripartite, selon Paulette Lenert.

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