
Nommé formateur au lendemain des élections législatives du 8 octobre -remportées par son parti, le CSV- Luc Frieden, doit régulièrement rendre compte de l'avancement des négociations entre le CSV et le DP pour former une nouvelle coalition gouvernementale, bipartite cette fois.
Lors de cette deuxième audience au palais mercredi à 15h00, Luc Frieden, vraisemblable futur Premier ministre du Luxembourg, et le grand-duc Henri, se sont entretenus durant une heure et demie.
Luc Frieden a sans nul doute dressé un tableau optimiste sur le climat des négociations en vue d'un accord de coalition qui se dessine dans le huis clos du château de Senningen depuis bientôt un mois. Et sur l'envie partagée d'une entente politique entre les deux partis.
L'avenir de l'économie luxembourgeoise est moins rose. Quelques heures avant ce point de la situation au plus haut sommet, le Comité économique et financier national (CEFN) avait adressé une note pessimiste au formateur dans laquelle il est stipulé que "l'économie luxembourgeoise ne semble pouvoir éviter une contraction en 2023". En clair, le nouveau gouvernement arrivera aux manettes au moment où le Luxembourg entrera en récession en cette fin 2023.
Comme annoncé face à la presse lundi après-midi, Luc Frieden a attesté au Grand-Duc "que nous avons bien avancé (dans les négociations de coalition) et le Grand-Duc m'a prié de venir refaire un point mercredi prochain, vu que nous pensons que nous referons une belle avancée la semaine prochaine", a confié le formateur au micro de RTL. Il table sur un accord "d'ici la fin de la semaine prochaine".
La question de la répartition des portefeuilles ministériels sera également évoquée dans cette dernière ligne droite.
Les négociations sont suspendues ce jeudi car le chef de la délégation du DP, Xavier Bettel, participe à une conférence internationale à Paris sur la situation au Proche-Orient. Les deux partenaires de la future coalition gouvernementale doivent se retrouver vendredi au château de Senningen.