
Depuis le 1er février, le contrôle technique coûte plus cher au Luxembourg. La nouvelle tarification a en effet fait grimper la facture de 40%. Par exemple, le contrôle d'une voiture à moteur thermique coûte désormais 52 euros, contre 37,50 euros auparavant (pour obtenir le détail de tous les nouveaux prix des contrôles, cliquez ici.)
Evidemment, l'annonce a suscité de nombreuses critiques. L'Automobile Club Luxembourg constate ainsi que beaucoup de ses membres s'insurgent contre cette augmentation tarifaire. "Et ils ont raison, car cette augmentation conséquente des prix porte une emprunte clairement politique" affirme-t-elle.
"Malgré la libéralisation du contrôle technique et l’arrivée d’un autre acteur sur le marché, la SNCT n’est pas une société commerciale comme les autres, puisqu’elle demeure en grande partie dans les mains de l’Etat. Même si l’augmentation du prix est une décision prise en réaction à la situation du marché et aux coûts auxquels la SNCT est confrontée", l’ACL voit plusieurs raisons de douter des motivations du gouvernement. Elle en liste trois :
L’ACL rappelle que le contrôle technique des véhicules n’est pas un choix mais une obligation pour les propriétaires. Or, "actuellement, et malgré la libéralisation du marché, il n’y a que deux acteurs au Luxembourg". L’ACL espère donc "que le gouvernement ne mettra pas des bâtons dans les roues à tout acteur supplémentaire qui souhaiterait accéder à ce marché".
L’ACL "appelle le gouvernement à ne pas continuer à pénaliser les automobilistes et à suspendre toute hausse supplémentaire qui toucherait le plus durement ceux qui n’ont ni les moyens de changer de véhicule (pour éviter le contrôle technique pendant quatre ans ou bénéficier d’une prime pour l’achat d’un véhicule considéré comme écologique), ni les moyens de s’en passer (horaires de travail ou type de travail qui ne permet pas de recourir aux transports en commun)".