
En juillet dernier, nous écrivions sur le cas de l'Air Rescue, dont les hélicoptères peuvent être équipés pour intervenir sur certains incendies ou pour hélitreuiller des victimes par exemple. Mais les appareils restent désespérément cloués au sol à cause de formations spécifiques manquantes pour ses pilotes.
René Closter, son président, nous confiait même que ces formations étaient particulièrement coûteuses et que le gouvernement n'était pas prêt à les financer. Une déclaration démentie ce mercredi par le ministère de l'Intérieur dans une réponse à une question parlementaire de Gusty Graas (DP). À ce jour, le ministère n'a reçu "aucune demande formelle chiffrée de prise en charge de frais relatifs à des formations spécifiques". Et précise donc ne pas avoir pu refuser de financer la formation si aucune demande formelle n'est effectuée.
Le ministère admet tout de même être au courant de la problématique, le sujet ayant "été abordé entre des responsables de la LAR et du CGDIS (respectivement de l'Administration des services de secours auparavant), mais de façon sporadique et sans que le sujet n'ait été approfondi".
Le ministère avance toutefois qu'un tel usage de l'Air Rescue sur des incendies, avec largage de plusieurs centaines de litres d'eau en une fois, n'aurait pas pu être fait lors des impressionnants feux du Val de Hamm et à Rumelange. D'ici à une éventuelle mise à niveau des pilotes d'Air Rescue, le Luxembourg peut toujours faire appel à ses voisins et même à l'ensemble des pays européens en cas de besoin de support aérien.