
Il semble que l'ALJP, l'Association luxembourgeoise des journalistes professionnels, ne sera pas entendue encore une fois dans le dossier de l'aide à la presse. La Commission parlementaire des Médias a d'ailleurs voté contre une nouvelle audition de l'ALJP mardi. Interrogé par RTL, le président de la Commission, Guy Arendt, a expliqué sa position:
"Si nous écoutons des gens, c'est pour adopter des propositions concrètes et modifier le texte, et alors nous recommençons toujours depuis le début. Nous devons aller avec des amendements devant le Conseil d'Etat. Le projet est déposé à Bruxelles pour avis, s'il s'agit d'une aide étatique ou non. Il faudrait alors se rétracter. Nous serions alors très loin et ce n'est pas nécessairement dans l'intérêt de la presse et des journalistes."
Nous avons parlé avec tous les acteurs et tout a été dit. Il serait toutefois possible d'envisager de faire une évaluation après deux ans, selon le député libéral. Le rapport sera voté en Commission vendredi.
Mardi matin sur l'antenne de RTL, le secrétaire général de l'ALJP, Roger Infalt, s'était montré insatisfait du projet de loi sur l'aide à la presse. Il avait notamment regretté la baisse des aides et l'absence de dialogue avec la Commission parlementaire des Médias.
Mike Koedinger, le président de la maison d'édition Maison Moderne, ne soutient pas l'ALJP dans ce dossier. Sur les réseaux sociaux, il s'étonne que Roger Infalt donne des leçons de démocratie, alors que c'est justement l'ALJP qui a envoyé une lettre ouverte à la Commission des Médias, sans en avoir parlé avec ses membres. Dans ce courrier, il ne s'agissait en aucun cas de communiquer l'avis des journalistes-membres, mais tout au plus celui du bureau exécutif. Par le passé déjà, le duo Ines Kurschat/Roger Infalt se serait fait remarquer avec une initiative personnelle qu'ils auraient présentée au nom du Conseil de Presse, selon Mike Koedinger.
De telles initiatives seraient regrettables car tout le monde dans ce secteur sait combien la réforme de l'aide à la presse est urgente pour faire face à la crise structurelle.
Maison Moderne édite notamment Paperjam. Avec trois autres éditeurs, la maison d'édition avait publié la semaine dernière une prise de position pour soutenir le projet de loi.
