
Le principal parti d'opposition reproche au Premier ministre de la "provocation". Xavier Bettel avait dit le week-end dernier qu'il fallait discuter d'un éventuel état de crise si la Chambre des députés ne validait pas assez rapidement les mesures Covid. Ces propos seraient "totalement inutiles et superflus", selon Claude Wiseler lundi dans une interview accordée à RTL.
"La Chambre fonctionne très bien et il n'y a aucune raison de prévoir un état de crise", selon le député qui précise que "rien n'a été décidé lors des deux derniers Conseils de gouvernement et que la Chambre n'a donc même pas été saisie pour valider un éventuel texte de loi".
En outre, le CSV est d'avis que de nouvelles mesures devraient être prises si les chiffres du Covid continuent leur stabilisation à un niveau élevé dans les prochains jours. Ce niveau "stable" ne suffit pas pour le député qui confirme que les hôpitaux ne vont pas pouvoir tenir à ce rythme-là. Le parti propose notamment des mesures dans les écoles suite aux importants problèmes organisationnels, malgré les propos rassurants du ministre de l’Éducation. Un port du masque obligatoire, des groupes séparés pour les classes terminales du secondaire, un horaire décalé, des prises de température dans les écoles et une meilleure coordination des mesures entre les écoles et les maisons relais sont des pistes proposées par le parti d'opposition.
Toujours selon Claude Wiseler, le télétravail devrait encore être plus poussé, en incluant également des règles précises pour le commerce. Le député regrette qu'un plan progressif n'ait pas été créé pendant les mois estivaux afin d'offrir une meilleure prévisibilité aux acteurs économiques du pays. De plus, la création d'un hôpital dédié au Covid aurait dû être discutée, le traçage des contacts ainsi que le dépistage auraient dû être renforcés.
Le CSV aurait prévenu depuis le mois de juillet que le pays allait être confronté à une deuxième vague. "Une politique constructive" selon Claude Wiseler qui ne sait pas quelles options s'offrent encore de nos jours au Gouvernement.