Tendance à confirmerLe covid-19 moins présent dans les eaux usées

Maurice Fick
Les résidus de coronavirus détectés dans les stations d'épuration durant les vacances de la Toussaint confirme une stabilisation mais rien n'est joué.
Les fragments de covid-19 analysés dans les eaux résiduaires des stations d'épuration indique une stagnation à haut niveau de la pandémie.
Les fragments de covid-19 analysés dans les eaux résiduaires des stations d'épuration indique une stagnation à haut niveau de la pandémie.
© JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Le nouveau bilan de l'étude Coronastep du LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology) publié lundi soir, laisse entrevoir une légère baisse de la présence du coronavirus dans les stations de traitement des eaux usées au Luxembourg, analysées à trois reprises la semaine passée.

L'espoir suscité il y a quelques jours par cette même source demeure, d'autant "qu'il y a effectivement une stagnation et non plus de croissance, ce qui est un bon signe", relève le Dr Jean-Paul Lickes, directeur de l'Administration de la gestion de l'eau à Belval. Rappelons qu'il existe une corrélation entre le niveau des fragments de virus détectés dans les eaux sales et le nombre de cas de personnes contaminées par le virus dans les quatre jours qui suivent.

"On a une information qui est obtenue de manière très très rapide, puisque l’échantillonnage se fait sur 24 heures. Par contre, c'est une information qui est aveugle et qui concerne toute la population, on ne connaît pas les différences entre la contamination des hommes, des femmes, ou des personnes âgées par rapport aux adolescents. Un des avantages aussi, c'est que l'on ne teste pas que les personnes qui sont malades. On a aussi des personnes qui sont asymptomatiques dans la population. Donc c'est une image véritablement rapide, globale et qui donne des tendances", explique pour sa part Henry-Michel Cauchie, responsable de l'équipe Coronastep du LIST. Avant de résumer: "Quand ça augmente, on sait qu'il y a plus de virus qui circule. Quand ça diminue, il y a moins de virus qui circule dans la population".

Mais tous deux savent qu'à ce stade, la stagnation observée ne permet pas encore de tirer de conclusion sur l'évolution de la pandémie, ni sur les mesures gouvernementales en vigueur depuis le 30 octobre seulement. "Le bon signe est que, malgré les fluctuation, c'est un plateau. Mais un plateau peut s'étendre sur une ou deux semaines, ça n'a rien de surprenant. C'est seulement à partir de ce moment-là qu'on pourra dire qu'il y a une tendance ou pas", préfère tempérer le Dr Lickes.

La question de savoir si le couvre-feu et les récentes mesures imposées dans le cadre de la nouvelle loi covid au Grand-Duché ou si les mesures plus drastiques prises dans les pays voisins ont une répercussion sur la pandémie au Luxembourg, n'a pas encore trouvé de réponse dans les eaux résiduaires.

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