
Un dispositif d'une douzaine d'équipes mobiles sera prêt pour le 16 novembre prochain. Selon le ministre, ces tests seront assurés dans le scénario 1, quand un cas positif a été détecté dans une classe et les autres élèves continuent de venir à l'école tout en s'isolant des autres classes.
Le SPEBS-CGFP, syndicat du personnel prenant en charge les enfants aux besoins spécifiques, n'est pas d'accord avec ce système.
"Il n'est pas normal que les enseignants doivent continuer le travail alors que des personnes exerçant un autre métier sont placées en quarantaine dans une situation similaire", selon Claudine Muller du SPEBS qui souligne que des messages contradictoires sont envoyés par les autorités.
C'est également l'avis du SEW-OGBL, le syndicat des enseignants, qui regrette un manque de cohérence entre la Santé et l’Éducation et critique la communication du ministre de l’Éducation Claude Meisch. Le président du syndicat Patrick Ardendt souhaite plus d'honnêteté:
"Nous sommes d'accord pour garder les écoles ouvertes, mais nous ne pouvons pas tout accepter comme quoi tout va bien et la situation est sous contrôle. Un risque existe, il faut le prendre en considération et agir en conséquence. On aimerait que l'on nous dise que tout le monde fait de son mieux en fonction de la situation".
Un message qui semble avoir été entendu par le ministre qui confirme que le virus est désormais partout et donc également dans les écoles.
"Ce sont surtout les classes terminales qui ont été touchées par des infections, ce qu'il faudra corriger à l'avenir", toujours selon Claude Meisch qui propose un apprentissage à distance pour les élèves les plus âgés ou la division des classes entre présentiel et virtuel tout en garantissant l'enseignement pour tous.
Une revendication soutenue par la conférence des élèves CNEL: "surtout pour les élèves de troisième ou de deuxième mais pas pour les plus petits car il est important pour eux de profiter de l'encadrement des enseignants à l'école. L'organisation des devoirs est plus facile désormais car les parents et les élèves ont appris à s'organiser en conséquence", selon la secrétaire Anna Moura.
Selon nos informations, le lycée Michel Lucius devrait fonctionner de manière intermédiaire à partir de ce lundi. Les classes de 4e ne viendront au lycée qu'une semaine sur deux, l'autre semaine les élèves profiteront de cours en streaming et devront faire preuve d'un peu plus d'autonomie.
Un cadre plus strict de la part du ministère de l’Éducation est revendiqué par le syndicat SPEBS et par la conférence des élèves CNEL. En instaurant partout les mêmes règles, la situation serait plus sûre et plus équitable. Quant au ministre, il pense à imposer l'enseignement à distance aux différentes directions.