Travail pendant la crise"L'argent doit circuler", selon Michel Reckinger

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Le président de la fédération des Artisans était l'invité de la rédaction lundi matin.
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Michel Reckinger est satisfait des nouvelles mesures proposées par le Gouvernement mais il maintient sa revendication des 80% du salaire pour tous ceux qui sont au chômage partiel.

"L'argent doit continuer de circuler, on ne doit pas se poser 100 questions qui partent dans tous les sens", selon le président de la fédération des Artisans qui réagissait aux nouvelles mesures proposées vendredi. Pour lui, la prolongation du chômage partiel jusqu'en juin 2021 est une bonne chose, mais cette mesure doit rester flexible: les entreprises doivent pouvoir y avoir recours à la dernière minute si, par exemple, plusieurs salariés sont soudainement concernés par une quarantaine.

Le président de la fédération des Artisans est toujours d'avis que les fonctionnaires détenteurs d'une dispense ne devraient toucher que 80 pourcents de leur salaire. Il souligne que "cela n'a rien à voir avec de la jalousie". Il poursuit en expliquant que "la vive critique de la CGFP et du ministre du Travail concernant cette revendication montre bien que le débat sur l'équité est loin d'être résolu". La fédération des Artisans n'abandonnera pas ce point et exigera encore le statut unique pour tous les secteurs.

"A quel jeu joue le gouvernement avec Enovos?"

Telle est la question de la fédération des Artisans ce lundi matin après avoir eu vent il y a quelques jours du rachat de plusieurs sociétés par le fournisseur d'énergie Enovos et sa holding Encevo qui appartiennent en grande majorité à l’État. Ainsi, ces deux entités ont racheté Minusines après Paul Wagner et FIls ou encore Powerpanels. Pour Michel Reckinger, Enovos a bouclé la boucle et peut désormais se permettre de faire "ce qu'elle a envie" sur le marché. Il explique que l'on risque à l'avenir de ne plus avoir d'électriciens, sauf des bricoleurs.

Le Conseil de la concurrence avait déjà donné raison, sans rien pouvoir entreprendre, à la fédération des Artisans après une plainte en 2018. La réforme du droit de la concurrence, actuellement analysée par les instances compétentes, est réellement nécessaire, selon Michel Reckinger qui conclut que "personne ne veut que ce secteur soit détruit".

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