
Au cours du week-end, 20 permis de conduire ont été retirés en raison de la consommation excessive d'alcool. Plus de 1.500 conducteurs ont déjà perdu leur permis cette année pour la même raison. Des 24 qui ont perdu la vie dans un accident, huit avaient bu de l'alcool. Et sur les 267 accidents graves qui ont eu lieu jusqu'ici, l'alcool en était la cause dans 42 cas.

"L'alcool au volant est de plus en plus souvent la cause d'accidents graves et mortels après une vitesse trop élevée", a souligné ce lundi le ministre de la Mobilité, François Bausch. C'est le sujet ciblé par la nouvelle campagne de sensibilisation qu'il a présenté ce lundi -juste avant la période des fêtes de fin d'année- et qui restera visible jusqu'au 15 janvier 2023.

Si le ministère de la Mobilité et la Sécurité routière asbl lancent cette nouvelle campagne, c'est pace qu'il accroissement des accidents depuis 2021. "Nous avons constaté que la consommation d'alcool est repartie à la hausse pendant la période post-Covid. Lorsque les gens décident de consommer de l’alcool, il faudra recourir à une solution de rechange et tenir compte des conséquences fatales pour soi et pour les autres", prévient François Bausch.
Sur les panneaux d'affichage, sur internet, à la radio, dans des spots télé ou au cinéma, l'attention est justement attirée sur des bouteilles de bière ou de vin. En y regardant de plus près le cru, on peut lire sur l'étiquette d'un vin prestigieux: "Domaine prends un taxi", sur celle d'un Crémant: "Domaine Dors ici !" ou encore "Pils Rentre en bus" sur une bouteille de bière. "La campagne propose des alternatives si vous avez bu. C'est un clin d'œil qui doit donner à réfléchir", résume François Bausch.
De façon conviviale un ton convivial, la campagne vient rappeler les risques d'accidents graves et mortels liés à la conduite après une soirée arrosée et à démontrer qu’il existe bien des solutions pour rentrer chez soi en toute sécurité.

"Aucun taxi n'est trop cher qu'il vaille la peine de conduire sous l'influence de l'alcool", pose André Schaack, commissaire en chef du service national de circulation et de sécurité routière de la police luxembourgeoise. Il y a le taxi, mais aussi les bus, tram et trains ou encore rester dormir sur place, chez la famille ou des amis.
Le président de la Sécurité routière asbl, Paul Hammelmann, plaide pour que la police puisse dorénavant procéder de son propre chef à des contrôles d'alcoolémie sans que le procureur de la République ne l'ordonne.

La plupart des permis de conduire ne sont en réalité pas retirés lors de ces contrôles d'envergure, mais dans la vie normale, selon André Schaack. Parce que le conducteur ne contrôle plus son véhicule ou parce qu'il a provoqué un accident.