Criminalité au LuxembourgL'ADR critique la politique de communication du gouvernement

RTL Infos
L'ADR prétend que le gouvernement voudrait dissimuler la criminalité au Luxembourg.

Les questions parlementaires sur le sujet de la criminalité ne trouvent pas de réponses satisfaisantes de la part des ministres concernés: le tacle au gouvernement est signé par l'ADR, le Parti réformiste d'alternative démocratique.

Au cours des deux dernières années, l'ADR a posé un certain nombre de questions parlementaires pour avoir un aperçu des statistiques sur la criminalité. Ses membres voulaient notamment savoir combien d'attaques à l'arme blanche avaient eu lieu jusqu'à présent, cette année. La réponse a été que les bases de données policières et judiciaires ne sont pas conçues pour qu'une recherche automatisée sur le modus operandi soit possible. "Soit le ministre de la Sécurité intérieure et la Justice ne sait pas combien nous avons d'attaques au couteau en un an. Et c'est très grave, à nos yeux", explique Fred Keup. "Soit ils le savent, mais ne veulent pas communiquer". En résumé, pour l'ADR, il s'agirait donc soit d'incompétence, soit de mauvaise volonté de la part du gouvernement. Dans d'autres pays, comme en Allemagne ou en France, il existe pourtant des statistiques détaillées.

Afin d'illustrer ce manque de transparence, l'ADR cite aussi l'incident survenu sur le terrain de football à Esch-sur-Alzette, où un homme s'était avancé vers des personnes avec un couteau. "Si cela s'était passé à l'étranger, il y aurait eu une conférence de presse au plus tard le lendemain", souligne le président du parti. Celui-ci estime que la police ou éventuellement le ministre aurait dû dire ce qu'il s'était passé. Cela éviterait que des rumeurs ne se propagent. A l'étranger, en Allemagne ou en France, il est normal de communiquer quand "il se passe quelque-chose de grave, qui atteint le grand public".

Au Luxembourg, les autorités ne communiquent pas, ou très peu, pour ne pas gêner l'enquête. Pourtant, selon Fred Keup, aucune enquête ne serait influencée par la publication de statistiques. Il reproche aux ministres de ne pas remplir leur obligation de fournir des réponses aux députés.

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