
Les faits remontent à août 2015 et s'étaient déroulés à Strassen. L'homme et sa compagne de l'époque auraient poignardé la victime au dos, au bras et au pied. Il l'aurait également frappée, ligotée et menacée de mort. En première instance, ces faits avaient valu à l'accusé quinze ans de prison, dont cinq avec sursis.
Lors de la séance, la représentante du Parquet général et l'avocat de la défense ont montré de grandes divergences au niveau de l'évaluation des faits.
Alors que l'avocat a estimé que son client ne devait pas écoper d'une peine d'emprisonnement supérieure au temps qu'il avait déjà passé derrière les barreaux, la représentante du Parquet général a demandé la confirmation du premier jugement.
En début de séance, l'accusé avait expliqué avoir interjeté appel parce qu'il n'avait pas fait certaines choses qui lui étaient reprochées. Dix ans de prison ferme, c'était trop pour cela. La victime avait voulu violer son ex-compagne. C'est pour cette raison qu'il l'avait frappée et poignardée au bras et au pied. Mais il était hors de question qu'il l'ait attachée et menacée.
Son avocat était aussi d'avis qu'écoper de dix ans d'emprisonnement pour ces faits, c'était trop. Maître Says a parlé d'incohérences dans les déclarations de la victime. De plus, il n'y avait ni certificat médical sur les blessures de cet homme, ni preuve de coups et blessures volontaires, qui auraient entraîné une incapacité de travail. Au vu de la tentative de viol de l'ex-compagne, la légitime défense devait être retenue, selon l'avocat, pour lequel, il n'y avait aucun indice que la victime ait été ligotée et menacée de mort.
En revanche, la représentante du Parquet général a trouvé absurde que l'accusé maintienne sa déclaration qu'il avait frappé la victime parce cette dernière avait voulu violer son ex-amie. La jeune femme avait en effet témoigné que s'il y avait bien eu attouchement, il n'y avait pas eu tentative de viol. Le témoignage de la victime était crédible, sa séquestration était prouvée et elle a toujours peur aujourd'hui, a conclu la représentante du Parquet général.
La Cour d'appel rendra son arrêt le 2 juillet.