
Le Conseil supérieur des maladies infectieuses (CSMI) recommande de vacciner les nouveaux-nés contre le VRS. Jusqu'à l'âge de six mois, les bébés peuvent être vaccinés rétroactivement.
Le virus respiratoire syncytial peut provoquer de graves infections des poumons et des voies respiratoires chez les plus petits. Selon le Dr. Silvana Masi, membre du CSMI, 60% des bébés présentent une telle infection durant la première année après la naissance.
La période de forte circulation du virus est comprise entre les mois d'octobre et mars, les cas se raréfient ensuite. Cette recommandation du CSMI intervient donc au bon moment, la campagne de vaccination commencera le 1er octobre.
Le produit "Nirsevimap" est composé d'anticorps pré-produits. Ces derniers seront injectés à l'aide d'une seringue, comme un vaccin. Des effets secondaires peuvent survenir comme avec n'importe quel médicament: "dans ce cas-ci, une légère fièvre peut être constatée ou un comportement grognon de l'enfant pendant un ou deux jours", explique le docteur qui rassure en soulignant qu'une simple prise de paracétamol peut venir à bout de ces effets secondaires.
Impossible de connaître la situation de l'hiver prochain chez les pédiatres ou à la maternité, cela dépend notamment de la virulence du virus: "on peut avoir une année pendant laquelle de nombreux cas vont survenir, comme l'année passée, ou une année plus calme avec moins de malades. Nous savons déjà que plus de 70% des passages aux urgences et des hospitalisations au Luxembourg sont causés par des bronchiolites", précise le Dr Silvana Masi.
L'année passée, les urgences ont connu des périodes de saturation en raison du VRS. La pandémie a notamment joué un rôle en isolant davantage les enfants d'un contact avec les virus, avant le retour à la vie normale et à une exposition virale plus prononcée: "mais ce n'est pas la seule raison, nous avons connu d'autres années similaires auparavant avec de nombreux cas", conclut le docteur.