
Lundi, le ministre de l’Économie et des PME, Lex Delles, le président du GIE Observatoire national des PME et CEO de Luxembourg Confederation, Tom Baumert ainsi que la directrice de l’entrepreneuriat à la Chambre de commerce, Stéphanie Damgé, ont présenté la quatrième édition du “Retail Report”. Lancé en 2022, le rapport est “un outil stratégique pour orienter l’action publique sur la base de données fiables et actualisées”, indique le ministère de l’Economie dans un communiqué, afin de dynamiser et soutenir le développement du commerce local.
Le Retail Report 2026 nous apprend notamment que la surface commerciale au Luxembourg s’élève à près de 1,1 million de mètres carrés. Si la surface globale de vente a augmenté, elle a diminué par habitant. Les autres enseignements sont les suivants : une vacance commerciale qui se stabilise, une bonne évolution pour le secteur horeca, mais un secteur du meuble qui souffre de la crise immobilière.
Le constat est qu’il existe de grandes disparités selon les secteurs. Dans l’alimentation, par exemple, 110 nouveaux commerces ont ouvert depuis 2019, soit une hausse d’environ 20 %. L’augmentation est particulièrement marquée dans le discount, où la surface de vente a progressé de 40 %.
Le secteur de l’horeca, et surtout la restauration rapide, a également connu une croissance solide : +43 % depuis 2019. Tom Baumert, directeur de la Luxembourg Confederation, explique : “L’horeca comme l’alimentation ou les supermarchés sont en hausse. Ils augmentent proportionnellement à la croissance de la population.”
Une évolution inverse est observée dans le secteur de la mode. Selon le rapport, 12 % des magasins ont disparu sur la même période : “Dans la mode, plus de 120 commerces ont fermé en six ans. Mais d’un autre côté, la surface en mètres carrés augmente dans ces segments. Cela signifie que les magasins deviennent simplement plus grands.”

Un autre secteur suscite l’inquiétude depuis quelques temps.
“En considérant les douze derniers mois, on voit clairement l’impact de la crise immobilière sur les commerces de meubles. Je pense qu’on observe là une véritable crise économique d’un côté, et de l’autre, on voit aussi les répercussions dans le commerce. Ceux qui sont les plus proches du marché immobilier, dans ce cas les marchands de meubles, reculent nettement.”
Avec un taux d’environ 13 %, la vacance commerciale se stabilise dans les centres-villes, voire diminue légèrement. Ce sont de bonnes nouvelles, estime le ministre libéral de l’Économie et des PME, Lex Delles, qui se réjouit du fait que le rapport serve désormais de référence pour s’orienter.
“De nombreuses communes se réfèrent de plus en plus au Retail Report et à l’Observatoire national pour analyser le cadastre et déterminer quels commerces elles ont et de quoi elles ont besoin.”
La Luxembourg Confederation renvoie par ailleurs au cadastre de commerce “Localyze.lu”, un site sur lequel les commerçants peuvent notamment obtenir des informations sur les emplacements où il est pertinent de s’installer.