Tarifs, produits, restauration..."La Schueberfouer est archi-contrôlée"

Maurice Fick
Les restaurants, les manèges, la propreté du site, mais aussi les prix, le volume de la musique ou les heures de fermeture... La Schueberfouer déplace et fait vivre des milliers de personnes. En coulisses, la foire est surveillée comme le lait sur le feu.
La foire compte 216 métiers et
La foire compte 216 métiers et
© Domingos Oliveira / RTL

C'est une vraie petite ville qui s'étale sur 4,4 hectares et attire autour de deux millions de visiteurs en 20 jours -un record d'attractivité annuel au Luxembourg- avec un énorme potentiel économique, au point que les forains se bousculent au portillon pour y décrocher l'une des 200 places disponibles. Comme l'a rappelé Charel Hary, président de la Fédération nationale des commerçants forains, en début de semaine, les forains "font de 50 à 60% de leur saison ici. Alors on doit gagner de l'argent ici, ça doit fonctionner".

Mais, avec toujours, en point de mire, "la sécurité des visiteurs ainsi que des personnes qui travaillent sur la foire" qui est "notre priorité", a aussi rappelé cette semaine au micro de RTL Patrick Goldschmidt, échevin en charge de la foire et de la mobilité.

"On essaye de tout avoir à l'œil", assure avec un calme qui le caractérise, Laurent Schwaller, chef du service Espace public, fêtes et marchés à la Ville de Luxembourg, le "chef d'orchestre" de la foire. "Des incidents ou des pannes de manège ça arrive, mais pour toutes ces choses on a des procédures. Tous les jours il y a des imprévus qu'il faut gérer car c'est un événement qui accueille beaucoup de monde et qui accueille aussi beaucoup de forains", explique-t-il.

Chef du service Espace public, fêtes et marchés à la Ville de Luxembourg, Laurent Schwaller est le
Chef du service Espace public, fêtes et marchés à la Ville de Luxembourg, Laurent Schwaller est le
© Maurice Fick / RTL

Laurent Schwaller sait bien qu'un incident -comme le blocage en l'air du manège "Top Scan" le premier samedi d'ouverture- fait partie inhérente de la fête. Mais, en coulisses, toutes les précautions sont prises pour veiller que la "grande machine" soit sûre, accueillante et rassurante pour les visiteurs.

Le chef d'orchestre de l'événement est catégorique: "La Schueberfouer est archi-contrôlée". En clair: "Tout plein d'organismes font des contrôles durant l'événement qui attire en moyenne deux millions de visiteurs et fait vivre des milliers de personnes".

Avant même que ne démarre le premier manège, Luxcontrol est par exemple chargé par la Ville de contrôler les établissements lors du montage. Car sans certificat de contrôle, pas de Schueberfouer pour les patrons des métiers.

© Domingos Oliveira / RTL

Luxcontrol vérifie si les manèges sont montés comme il faut et si tous les éléments liés à la sécurité sont en règle. L'ITM contrôle tout ce qui concerne le personnel et l'ALVA  (Administration luxembourgeoise vétéribaire et alimentaire) mène les contrôles dans la gastronomie.

Enfin l'ILNAS (Institut luxembourgeois de la normalisation, de l'accréditation, de la sécurité et qualité des produits et services) contrôle les marchandises. "Tout produit vendu ou une peluche de loterie doit avoir un certificat européen", explique Laurent Schwaller. Avant d'expliquer que "le nombre de contrôles n’est pas défini, mais les différentes instances font différents contrôles tout au long de la Schueberfouer".

l'EFM veille jour et presque toute la nuit

De son côté, le service Espace public, Fêtes et Marchés de la Ville ("EFM", dans le jargon) fait également "des contrôles journaliers concernant les heures d’ouverture et de fermeture, les produits, les prix, le volume de la musique, l'état des établissements, etc.", explique son chef. La Ville contrôle donc les prix que les forains demandent, mais aussi les demi-tardifs et tarifs réduits.

© Maurice Fick / RTL

"Et si quelqu'un n'est pas en ordre, il n'ouvre pas. C'est tout à fait normal. C'est au forain de faire en sorte que son matériel soit au norme", pose Laurent Schwaller. Ce travail de surveillance se fait "en interaction permanente" avec les forains, mais aussi le CGDIS, la Police ou encore les agents de sécurité qui sont légion sur la foire, à la demande de la Ville.

Le temps de la foire, le service EFM se focalise sur cet évènement majeur qui représente 80% du travail journalier. Mais d'autres services de la Ville, comme celui des eaux, des canalisations, des autobus, de la circulation, etc. permettent le fonctionnement fluide de la foire.

Le service EFM compte 20 personnes dont une douzaine de personnes qui travaillent "en boucle, excepté entre 2h00 et 8h00 du matin. On travaille sur poste, et même la nuit on est en mode "veille".Peu importe ce qui arrive la nuit, on intervient", assure Laurent Schwaller.

Pour le service, la Schueberfouer représente un immense travail de préparation en coulisses qui se fait toute au long de l'année. On y travaille toujours "en parallèle sur plusieurs projets". En juillet, par exemple, juste avant la Schueberfouer "on a finalisé les plans pour le marché de Noël", sourit Laurent Schwaller.

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