
Dans une question parlementaire, le député DP Gusty Graass avait demandé si la capacité du bassin de rétention de la zone industrielle, où est située l'entreprise, était insuffisante pour contenir les trois millions de litres d'eau d'extinction utilisés, selon les estimations. La ministre de l'Environnement a répondu que ce n'était pas le problème.
Ce sont plutôt des défaillances de certaines infrastructures de sécurité qui sont à l'origine de la pollution. "En principe le bassin de rétention de la ZI Gadderscheier peut retenir une quantité importante d'eau. Par contre il s'est avéré que la vanne de sécurité du bassin de rétention n'a pas pu être fermée correctement et que l'étanchéité de certaines infrastructures n'était par conséquent pas garantie. Cette défaillance des mesures de sécurité est due à l'âge et au manque d'entretien des installations", souligne Carole Dieschbourg dans sa réponse. Le problème se trouvait davantage dans l'entretien du bassin de rétention que dans sa capacité.
Fin juillet, l'incendie sur le site de l'entreprise Kronospan, spécialisée dans la production de panneaux de bois, avait entraîné une intervention marathon de trois jours pour les pompiers. 32 centres d'intervention avaient été mobilisés sur l'ensemble du pays. Rien que le premier soir, 220 pompiers étaient sur place.
La pollution de l'eau était visible: quelques poissons morts avaient été découverts dans la rivière. L'incendie avait été éteint le vendredi et dès le lundi suivant, les paramètres les plus importants s'étaient améliorés et normalisés. Depuis, des poissons vivants ont à nouveau été aperçus dans la Chiers, précise la ministre de l'Environnement.