
Afin d'avoir une meilleure vue d'ensemble de la situation sur le marché immobilier luxembourgeois et de pouvoir intervenir plus efficacement, le ministère du Logement a recours à la recherche depuis 20 ans. Concrètement, c'est l'époque à laquelle a été créé l'Observatoire de l’habitat. Ce dernier analyse notamment les prix des logements et des terrains à bâtir, tout comme le potentiel de terrains constructibles. Un bilan de ces 20 années de recherches a été présenté jeudi.
L'Obersavoire de l'habitat est un service du ministère du Logement, qui, en collaboration avec le LISER, l'Iinstitut luxembourgeois pour la recherche socio-économique, analyse depuis 20 ans le marché du logement au Luxembourg. Pour mener une politique fondée sur des faits, il faut de la recherche, explique le ministre du Logement, Henri Kox:
"Et cela nous amène à mieux écrire nos lois par rapport à la réalité. À titre d'exemple, pour tout ce qui concerne le logement abordable, nous nous sommes référés aux définitions qu'ils ont contribué à élaborer, grâce auxquelles nous savons également quel est le taux d'effort que les familles doivent déployer à l'extérieur pour accéder à la location et comment nous pouvons faire mieux en matière de logement abordable avec des logements du secteur public.“Nous aimerions faire encore plus de recherches sur le potentiel des terrains constructibles, selon Henri Kox.

"Parce que le foncier dont nous disposons à l'intérieur des périmètres dans nos communes, est extrêmement grand. L'un des problèmes est la mobilisation, nous devons donc comprendre où se trouvent les secteurs, comment nous pouvons ajouter quelque-chose à nos lois, afin de pouvoir vraiment dégager le potentiel, pour pouvoir lancer la construction de logements dont nous avons absolument besoin dans ce pays."Un autre constat est que la propriété se répartit sur de moins en moins de personnes, selon Aline Muller, directrice du LISER:
"Au fil du temps, nous constatons qu'un certain nombre de personnes sont complètement exclues de l'accès au logement et à la propriété et, d'un autre côté, nous voyons des multipropriétaires et ces dernières années, nous avons vu également des investisseurs. Ce ne sont pas seulement des gens qui achètent des logements pour les louer, mais aussi qui achètent uniquement pour en tirer une plus-value."
Le LISER souligne encore qu'à côté de la collecte et l'analyse des données, la communication est extrêmement importante.