
Le député CSV Claude Wiseler a déclaré avoir l'impression, depuis près de 20 ans, que "la politique étrangère luxembourgeoise est un avion sans pilote, sans plan et sans but." Le premier parti d'opposition est d'avis que le Luxembourg a besoin de plus de cohérence dans sa politique étrangère et d'une politique étrangère à la hauteur de ce nom.
L'un des points critiqués par le CSV est la politique proche-orientale. Le Luxembourg aurait une attitude unilatérale. Claude Wiseler a dit, par exemple, ne pas comprendre certaines résolutions votées au niveau des Nations unies.
"Par exemple, le vote où nous condamnons Israël pour violation des droits des femmes. Et alors, avec l'Arabie saoudite, le Yémen, le Pakistan et l'Iran, nous votons une motion pour condamner Israël [pour atteinte] contre les droits des femmes. Mais là je dois dire, qu'est-ce que c'est censé être? Qu'est-ce que c'est censé être? Est-ce vraiment sérieux? Pour nous, c'est totalement incompréhensible."
A l'issue des débats, le ministre des Affaires étrangères ne s'est pas fait prier pour fournir des explications.
Il s'agirait d'une résolution sur la situation des femmes palestiniennes et l'aide dont elles auraient besoin. Un document qui aurait été voté au Conseil économique et social des Nations unies. Sur les 54 membres, elle a été adoptée par une quarantaine, que Jean Asselborn a énumérés. Il y avait parmi eux des pays tels que la France et la Belgique ou les Pays-Bas et le Portugal. La résolution n'aurait pas seulement été votée en 2019, lorsque le Luxembourg était membre de l'instance, mais aussi en 2022, lorsque ce n'était plus le cas, selon un Jean Asselborn plutôt remonté, qui voudrait savoir comment on pourrait l'accuser d'avoir fait une résolution contre Israël.
"Mais on ne fait pas ça. Si vous dites quelque chose comme ça, alors vous devez quand même vous informer et vous obtiendrez de nous autant d'informations que vous le souhaitez sur ce que nous faisons à l'ONU. BASTA! C'est grave cela! Grave de la part d'un grand parti ici au Luxembourg, qui peut raconter de telles choses mensongères. Des choses mensongères! Des choses mensongères!"
Un peu plus tard, Jean Asselborn a toutefois retiré le mot "mensongère", il a déclaré avoir été un peu dans l'émotion. La politique étrangère serait une chose qui concerne le pays et pas un match entre les partis.