Caméras, maladies, armes...La police répond aux questions de RTL

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De nombreuses questions autour du fonctionnement de la police ont fait surface ces dernières semaines.
© Laurent Weber

L'affaire des quatre policiers en détention pour violence présumée sur un détenu a bien évidemment relancé certains débats. Où sont installées les caméras dans les commissariats de police, les congés maladie sont-ils plus fréquents chez les policiers ou encore comment est traitée la couverture médiatique des récents problèmes en interne ?

RTL avait demandé une interview auprès de la police, mais un entretien n'a pas été accordé. Finalement, nos questions auront été répondues par écrit.

Les fermetures de commissariats sont-elles régulières ?

Le service public de la police est organisé de manière globale et ne dépend pas du fonctionnement des différentes unités. Les commissariats qui travaillent avec deux postes de travail sont fermés la nuit, période automatiquement reprise par le poste de nuit des autres commissariats qui disposent de trois roulements d'équipes.

De temps en temps, des événements importants peuvent provoquer la fermeture de commissariats dont les agents sont appelés en renfort. Cela peut se produire en cas de manifestations ou de visites officielles au Luxembourg, notamment.

Le service de presse de la police explique qu'un commissariat peut rester fermer provisoirement en cas de cumul d'absences imprévisibles, sans pour autant communiquer de statistiques plus précises mais en soulignant que même dans ces situations, les missions prioritaires du service public sont garanties à tout moment.

La police connaît-elle davantage d'arrêts maladie ?

Toujours selon le service de presse, il n'y a aucune hausse significative des certificats de maladie, avec un niveau comparable aux mois précédents.

Où sont installées les caméras dans les commissariats ?

Afin de sécuriser le périmètre autour des bureaux de police, des caméras sont installées à l'extérieur, dans la limite du cadre légal et des possibilités techniques.

Les cellules d'arrêt fermées, que l'on peut retrouver dans certains commissariats, sont toutes équipées de caméras de surveillance. Ces cellules accueillent généralement des personnes en dégrisement pendant la nuit ou des personnes privées de liberté pendant une période bien définie, selon le cadre légal en vigueur.

Les locaux de sécurité, utilisés lorsqu'une personne doit être enfermée pendant une courte période lors d'interrogatoires, ne sont pas équipés de caméras.

© Laurent Weber

Que signifie "rendre son arme" ?

Cela ne veut pas dire que la personne concernée arrête de travailler. Cela n'est pas non plus une décision unilatérale de l'agent, mais ce geste se fait en concertation avec la hiérarchie ou un accompagnateur du service santé et bien-être au travail de la direction des ressources humaines de la police.

En pratique, cela veut dire que l'agent n'effectue plus de services à l'extérieur, qu'il ne se rend donc plus sur des interventions avec les patrouilles. Il sera placé en interne et effectuera des travaux administratifs, comme par exemple l'accueil de personnes venues porter plainte.

Comment sont traités les sujets sensibles, véhiculés par la presse ou les réseaux sociaux, en interne ?

Dans ce genre de situation, les agents du service concerné sont généralement contactés, soit par le responsable direct, soit par la direction régionale.

La direction générale soutient les agents à travers le service santé et bien-être au travail de la police, tout comme, sur base volontaire, le service psychologique mis à disposition du personnel. Les agents le souhaitant peuvent également se faire conseiller par les ressources humaines ou le service juridique.

Une communication interne est généralement mise en place pour le reste du corps, ce qui n'est pas toujours aisé, car comme dans le cas des quatre policiers maintenus en détention, le secret de l'instruction ne permet pas à la direction générale de la police d'obtenir plus d'informations sur l'instruction judiciaire en cours.

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