
En juillet dernier, quelques semaines après la tenue de la cérémonie officielle de la Fête nationale à la Philharmonie, le gouvernement nous apprenait que tous les invités "grand public" de l'événement faisaient l'objet d'une enquête préalable. Le "fichier central" de la police était alors consulté. Une précaution rendue nécessaire par la présence d'invités de marque comme la Famille grand-ducale ainsi que de nombreux dignitaires étrangers.
Dans une réponse à une question parlementaire des députés Laurent Mosar et Gilles Roth (CSV), les ministres Xavier Bettel, Jean Asselborn et François Bausch ont indiqué qu'en raison de "l'insécurité juridique née du débat lancé autour de la légalité des screenings ainsi effectués, la Police grand-ducale n'en a pas effectué" lors de la cérémonie de 2019.
Un changement qui mettait fin à cinq années consécutives de filtrage de la cérémonie après émission d'un avis de la police sur les invités lambdas. L'échange était toutefois effectué via "un courrier très informel", comme le précisaient les ministres dans leur réponse à la question parlementaire n°945. Le procédé manquait alors de cadrage.
Si ce "screening" préventif a temporairement pris fin, impossible de savoir combien de personnes ont été écartées de la cérémonie à la Philharmonie: selon le gouvernement, la police n'a pas conservé les listes établies. Seule certitude, l'ensemble du public en faisait l'objet, à l'exception des "invités officiels" à la cérémonie. Le gouvernement a confirmé son intention d'élaborer une amélioration juridique de ce système et de le rendre plus transparent.