
Il faut ajouter à ce recul une sur-régulation et un manque de personnel compétent. Et lentement mais sûrement, Londres évoluerait en concurrence déloyale vis-à-vis de l'Union européenne, assure Laurent Mosar.
Objectivement, notre place financière n'est très certainement pas devenue plus mauvaise, selon la ministre des Finances, Yuriko Backes. A l'étranger, ils seraient encore nombreux à aspirer à s'implanter au Grand-Duché. Pour certains classements, la méthodologie ne serait pas à notre avantage. Après le Brexit, 95 sociétés ont transféré leurs activités au Luxembourg. L'an dernier, la Commission de surveillance du secteur financier a attribué 77 nouvelles licences. Le Grand-Duché compte plus de 220 entreprises fin-tech, d'après la ministre.
Le Luxembourg jouerait aussi un rôle précurseur dans les titres durables. Il ne s'agirait là que de quelques exemples. Il ne faudrait donc pas voir tout en noir. La ministre serait toutefois consciente des défis auxquels est confrontée la place financière.