
De son côté, l'Association professionnelle des Officiers luxembourgeois (APOL) semble plutôt du côté du texte et dénonce une communication unilatérale de la part de la CGFP.
L'APOL ne comprend pas pourquoi la CGFP et le syndicat professionnel de l'armée SPAL évoquent un nouveau système d'évaluation car ce concept fait partie intégrante des armées depuis de longues années. L'évaluation des compétences est importante afin que les supérieurs puissent se faire une idée des capacités de leurs collaborateurs, un élément crucial surtout dans le cadre d'un environnement professionnel à risque comme l'armée.
Ce système sert également à placer le personnel selon ses compétences à des postes qui lui conviennent le plus. Une évaluation qui a également un impact sur le salaire des soldats, les grades militaires étant séparés des grades de traitement et des échelons de la fonction publique. Selon l'APOL, ce système d'évaluation ne sert par à sanctionner certains membres de l'armée d'une manière désagréable.
L'association admet que la CGFP leur a demandé leur avis en amont dans le cadre de la communication avant de l'ignorer complètement. L'APOL regrette de ne pas être considérée au même titre que le syndicat et que leurs voix ne sont pas égales.
Il ne s'agit pourtant pas du premier désaccord entre l'APOL et la CGFP, l'accord du travail avait déjà suscité pas mal de frictions entre les deux entités.
Malgré ces différends entre les représentations syndicales, la nouvelle loi sur l'organisation de l'armée devrait finalement être adoptée à la Chambre.