
Le Programme de stabilité et de croissance 2022 a été présenté mercredi après-midi aux députés. Alors que 2021 a été une année plutôt positive, la tendance pour cette année s'est à nouveau complètement inversée à cause de la guerre en Ukraine.
L'année dernière aurait été marquée par une forte reprise avec une hausse de 7% du PIB. Cette année, le Statec prévoit une nette dégradation, a souligné la ministre des Finances: "En principe, nous attendions encore une croissance de 3,5%.A présent le Statec abaisse ses prévisions à 1,4%.En 2023, le PIB augmenterait à nouveau à 2,9 % et se maintiendrait à un niveau similaire les années suivantes."
Yuriko Backes a affirmé que le Luxembourg a la deuxième dette publique la plus basse d'Europe et qu'elle aurait pu être progressivement réduite si la guerre en Ukraine n'avait pas éclaté: "Notre dette publique sera de 20,8 milliards d'euros l'année prochaine et passera à 23,7 milliards d'ici 2026.Cependant, il ne faut pas oublier que nos performances économiques augmenteront chaque année pour atteindre plus de 90 milliards en 2026, selon le Statec.Ainsi, rapportée au PIB, la dette publique se stabilisera autour de 20% sur l'ensemble de la période."
Ce serait bien en deçà des 60% prévus dans les textes européens et également sous les 40% retenus dans le programme de gouvernement luxembourgeois. Dans la situation actuelle, il serait important pour la ministre des Finances de mener une politique budgétaire réfléchie et responsable, centrée sur l'humain.