
En l'espace de cinq jours, deux distributeurs automatiques de billets ont été plastiqués au Luxembourg en mars et ont "sauté" à Bascharage d'abord et ensuite à Esch-sur-Sûre. Le groupe Post avait même pris la décision de fermer prématurément un distributeur à Wasserbillig.
En quatre ans et trois mois (de 2018 à mars 2022) pas moins de 14 distributeurs automatiques de Post, de la BIL, de la BGL, de la Caisse d'Epargne et de la banque Raiffeisen ont été la cible d'attaques à l'explosif par des malfaiteurs. Leur "manière d'opérer est la même ici dans le pays qu'à l'étranger" où le phénomène des attaques à l'explosif "est connu depuis longtemps", assure Yuriko Backes, ministre des Finances en réponse à la question parlementaire des deux députés de l'adr, Fernand Kartheiser et Fred Keup.

La police luxembourgeoise travaille d'ailleurs en étroite collaboration avec ses homologues étrangers tant dans le domaine de l'investigation que de la prévention. Les dégâts matériels lors de ces raids sont généralement "très élevés", mais pour des "raisons techniques liées aux enquêtes, aucune information chiffrée sur les sommes volées ne peut être donnée".
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Fait est que le Luxembourg concentre plus de guichets automatiques que les autres pays européens. En 2020, le pays comptait 107 distributeurs pour 100.000 habitants, alors que dans les autres pays de la zone euro, on dénombre environ 64 distributeurs pour 100.000 habitants.
Certains des distributeurs automatiques attaqués ces dernières années ont été rouverts par les banques, d'autres sont restés fermés, mais il s'agit de "décisions indépendantes" prises par les banques, et elles "ne sont pas liées exclusivement aux attaques des guichets automatiques", assure la ministre.
Les guichets automatiques attaqués à l'explosif depuis 2018 :