Martine HansenLa loi agraire est un compromis, mais pas très bon

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Mardi matin, la députée CSV Martine Hansen était l'invitée de la rédaction de RTL. Il a été question de la nouvelle loi agraire.
© David Winter / RTL

La nouvelle loi agraire serait un compromis, pas très bon certes, mais il donnerait aux agriculteurs une sécurité de planification, a dit mardi sur RTL Martine Hansen. La coprésidente du groupe parlementaire CSV a critiqué le fait que "la production d'aliments sains ne soit pas mieux définie en tant qu'objectif principal dans la loi" et que cela relève des devoirs les plus importants de l'agriculteur.

Par ailleurs, le CSV est aussi préoccupé par la définition de "l'agriculteur actif", c'est-à-dire l'agriculteur qui peut également bénéficier d'aides financières. Le métier serait "très complexe". "Une très grande expertise est nécessaire". Or, dans la réforme, il figure désormais qu'après deux ans de travail dans une exploitation, toutes les conditions sont remplies. Mais "quelqu'un qui fait ce qui lui est demandé pendant deux ans ne peut pas diriger une entreprise", selon Martine Hansen.

Si vous respectez toutes les règles, vous devez être autorisé à vous développer

La manière dont la loi a été élaborée a également suscité de vives critiques. Le ministre de l'Agriculture, Claude Haagen, aurait tenté de faire passer de manière précipitée la nouvelle loi agraire l'été dernier, afin d'atteindre les objectifs climatiques. Les agriculteurs s'y seraient opposés. Par exemple, des tentatives auraient été faites pour réduire les émissions d'ammoniac en limitant la taille des entreprises avec un nombre maximum d'effectifs théoriques.

Ainsi, une entreprise ne serait plus autorisée à se développer si plus de cinq personnes y travaillent. Mais ce ne serait "pas du tout basé sur des critères scientifiques", a critiqué l'invitée de la rédaction. Après tout, "la taille n'est pas significative quant à savoir si une entreprise fonctionne bien ou mal en termes de protection de l'environnement". Si vous respectez toutes les règles, vous devez être autorisé à vous développer.

Sous la pression des agriculteurs, un système de surveillance a ensuite été élaboré pour les entreprises de deux à cinq effectifs, avec lequel on détermine la quantité d'ammoniac que les vaches produisent réellement, avant de vérifier si l'entreprise est autorisée à se développer. Le CSV demande "que le système de surveillance soit proposé de manière proactive à toutes les exploitations agricoles", assorti de conseils sur ce qui pourrait être économisé par exemple en termes d'azote.

Sécurité de planification pour les agriculteurs

Martine Hansen estime que plus rien ne sera à présent modifié dans la loi agraire. Elle considère qu'elle sera soumise au vote des députés dans deux à trois semaines. Ce qui serait important. Il faudrait cependant faire une évaluation après deux ans et ensuite faire passer définitivement en priorité les ajustements nécessaires, demande la coprésidente du groupe parlementaire CSV.

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