
Le gouvernement tiendra-t-il sa promesse d'augmenter fortement les accises sur les carburants cette année? Censée être appliquée au printemps, la hausse de un à trois centimes sur le diesel et de trois à cinq centimes sur l'essence, censée réduire l'écart de prix avec les pays voisins et donc limiter le tourisme à la pompe, a été reléguée au placard avec la crise du coronavirus. Mais jusqu'à quand?
Dans une réponse à une question parlementaire du député Fernand Kartheiser (ADR), le ministre de l'Energie Claude Turmes a estimé que "la pandémie du Covid-19 a fondamentalement changé le contexte économique, budgétaire et social".
Début mai, il jugeait "prématuré le fait de spéculer sur les effets de la crise sur l'évolution des accises". Une réponse à nouveau donnée à RTL 5minutes ce lundi.
Contraint de composer avec un calendrier complètement modifié par l'épidémie de coronavirus, le groupe interministériel chargé de l'évolution des accises se contente pour l'instant de "suivre la situation".
Au 1er mai 2019 déjà, le gouvernement avait choisi d'appliquer une taxe supplémentaire sur le diesel et l'essence. Les effets de la mesure étaient toutefois restés très limités sur le volume des ventes, ce qui avait poussé la coalition a programmé une nouvelle augmentation pour le printemps 2020. Les recettes supplémentaires devaient financer "des mesures de soutien de la transition énergétique et des mesures favorisant l'équité sociale".